Famille, enfance et sport Mercredi 2 Juin 2010 à 17:54
La politique du Gouvernement menace les droits des enfants
Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU avait dénoncé dans son rapport de juin 2009 « l’absence d’une stratégie nationale globale pour les enfants et d’un plan national pour sa mise en œuvre ». Au moment où la crise fragilise davantage les plus vulnérables et accroît la pauvreté des enfants, le Gouvernement met en œuvre une politique systématique de casse des protections juridiques et sociales accordées aux enfants.
La création d’un « Défenseur des droits » prévoit la fusion de plusieurs institutions, dont celle du Défenseur des enfants, a ainsi été mise en cause par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme qui dénoncent la suppression d’une institution dédiée à la protection des enfants.
En ce qui concerne l’accueil des jeunes enfants, le Gouvernement a confirmé aujourd’hui que le décret autorisant l’inscription d’enfants en surnombre dans les crèches et le recrutement de personnels non spécialistes de la petite enfance allait être publié dans les tous prochains jours. C’est une véritable régression dans la qualité de l’accueil et un déni de démocratie car les professionnels comme les parents sont vent debout contre une vision purement comptable de la garde d’enfants.
Au même moment, Luc Châtel propose de supprimer la scolarisation dès deux ans pour réduire les effectifs de l’Education nationale, alors que c’est l’un des moyens les plus efficaces pour combattre les inégalités sociales et culturelles entre les enfants. Dans le primaire et le secondaire, le regroupement de classes, voire d’établissements, entraînant des classes surchargées, accroîtra encore les difficultés des élèves déjà fragilisés par la suppression des « RASED » (enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire). Contre l’absentéisme scolaire, la seule réponse de la droite consiste à culpabiliser et pénaliser les familles en « suspendant » les allocations familiales comme le propose le député Eric Ciotti (UMP).
Le Parti socialiste demande au Gouvernement de mettre l’enfance et la jeunesse au cœur d’une réelle politique sociale et familiale. C’est par l’investissement social que l’on préparera l’avenir, le retour de la croissance et l’établissement d’une société plus juste et plus égalitaire.
La création d’un « Défenseur des droits » prévoit la fusion de plusieurs institutions, dont celle du Défenseur des enfants, a ainsi été mise en cause par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme qui dénoncent la suppression d’une institution dédiée à la protection des enfants.
En ce qui concerne l’accueil des jeunes enfants, le Gouvernement a confirmé aujourd’hui que le décret autorisant l’inscription d’enfants en surnombre dans les crèches et le recrutement de personnels non spécialistes de la petite enfance allait être publié dans les tous prochains jours. C’est une véritable régression dans la qualité de l’accueil et un déni de démocratie car les professionnels comme les parents sont vent debout contre une vision purement comptable de la garde d’enfants.
Au même moment, Luc Châtel propose de supprimer la scolarisation dès deux ans pour réduire les effectifs de l’Education nationale, alors que c’est l’un des moyens les plus efficaces pour combattre les inégalités sociales et culturelles entre les enfants. Dans le primaire et le secondaire, le regroupement de classes, voire d’établissements, entraînant des classes surchargées, accroîtra encore les difficultés des élèves déjà fragilisés par la suppression des « RASED » (enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire). Contre l’absentéisme scolaire, la seule réponse de la droite consiste à culpabiliser et pénaliser les familles en « suspendant » les allocations familiales comme le propose le député Eric Ciotti (UMP).
Le Parti socialiste demande au Gouvernement de mettre l’enfance et la jeunesse au cœur d’une réelle politique sociale et familiale. C’est par l’investissement social que l’on préparera l’avenir, le retour de la croissance et l’établissement d’une société plus juste et plus égalitaire.
Communiqué
Jean-Patrick Gille, Secrétaire national à la famille
Sibeth NDiaye, Secrétaire nationale à la petite enfance
Jean-Patrick Gille, Secrétaire national à la famille
Sibeth NDiaye, Secrétaire nationale à la petite enfance