Connectez-vous

Identifiez-vous :

Avec votre compte
Parti-socialiste.fr

Saisissez votre adresse de courriel
Saisissez votre mot de passe

Avec votre compte
Facebook ou Coopol

Coopol connect
Parti socialiste

Adhérez au PS Débattre, agir
et préparer l'avenir

Soutenez le PS De l'énergie pour
le changement

Contactez le PS Entrez en contact avec
le PS près de chez vous

Web TV du parti socialiste

    Santé, solidarité et personnes âgées Mardi 20 Juillet 2010 à 9:15

    Le cinquième risque vendu au privé

    Le candidat Nicolas Sarkozy avait promis la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale, dédiée au « cinquième risque » de la vie. Une nouvelle fois, une expression chère aux associations risque d’être vidée de son contenu.
     
    Le rapport de Valérie Rosso-Debord enterre l’idée que la perte d’autonomie doit être compensée par la solidarité nationale, au profit d’un système d’assurance privée obligatoire à partir de cinquante ans. Il s’agit une fois encore de privatiser les profits et de mutualiser les coûts.
     
    Plus grave encore, ce dispositif serait garanti par la puissance publique et aurait vocation à « se substituer au système actuel » de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), créée par le gouvernement Jospin en 2001 pour permettre aux personnes âgées dépendantes de financer les prestations dont elles ont besoin pour assurer leur autonomie. Or, le rapport propose de supprimer le premier niveau de dépendance donnant droit au versement de l’APA, ce qui entraînera une hausse des coûts (puisque ne seront prises en charge que les dépendances les plus avancées) et exclura d’emblée la moitié des personnes actuellement couvertes. Cela contredit entièrement l’exigence d’une prise en charge très personnalisée et intervenant le plus tôt possible pour préserver l’autonomie des personnes âgées.
     
    Celles qui disposent d’un patrimoine égal ou supérieur à 100 000 euros auront le « choix » entre une allocation réduite de moitié ou une allocation à taux plein, mais avec un recours sur succession pouvant aller jusqu’à 20 000 euros. Cette option, qui conduira de nombreuses personnes à ne pas demander d’allocation, comme on l’observait avec l’ancienne Prestation spécifique dépendance (PSD), au risque de souffrir très durement de leur perte d’autonomie, renforce le clivage instauré entre « riches » et « pauvres », comme si seuls les derniers devaient bénéficier du contrat social.
     
    Le Parti socialiste insiste sur le droit à une compensation universelle de la perte d’autonomie, quel que soit l’âge auquel survient le handicap ou la dépendance, quels que soient les revenus de l’intéressé. Le Parti socialiste développera et défendra avec force cette position, notamment durant le débat parlementaire.

    Communiqué 
    Charlotte Brun, Secrétaire nationale au handicap