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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

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Economie, entreprise, industrie Mardi 14 Février 2012 à 9:36

Le "pacte automobile de seconde génération" du gouvernement : sans analyse, ni stratégie, un pacte voué à l'échec

Le gouvernement actuel et notamment le ministre de l’Industrie, Eric Besson, ont fait part de leur volonté d’instaurer un « pacte automobile de seconde génération » afin de « soutenir la filière et renforcer sa compétitivité ». Mais, qu’en est-il du bilan concernant le premier pacte automobile signé en 2009 ? Une introspection lucide est un préalable indispensable avant toute nouvelle réflexion, tout nouveau pacte. Ce bilan s'avère désastreux.

Force est de constater que les aides à la filière automobile n’ont pas manqué ces dernières années : 6,5 milliards d’euros de prêts aux constructeurs automobiles, 900 millions d’euros de prêts OSEO pour les PME, 1,2 milliard d’euros à travers la prime à la casse, 2.3 milliards d’euros pour le bonus écologique… Après de telles sommes investies dans le secteur automobile par l’Etat français, des résultats de compétitivité ayant des répercussions en terme d’emplois et de relocalisations étaient requis, obligatoires.

A quoi a-t-on assisté ? Une inauguration en grande pompe d’une nouvelle usine Renault au Maroc, la décision prise par PSA Peugeot-Citroën d’arrêter la production des amortisseurs sur le site de Sochaux en dépit des constats du cabinet d’experts Sécafi et de la perte de 600 emplois auxquels il faut ajouter les emplois indirects, la suppression d’une centaine de postes sur 280 chez l’équipementier Trevest dans le Pays de Montbéliard, qui a pourtant bénéficié d’une aide de 55 millions d’euros du Fonds Stratégique d’Investissement en 2010.

Le gouvernement, en consacrant de telles sommes publiques pour la filière automobile, devait se montrer plus scrupuleux pour vérifier l’efficacité de la dépense publique. Il est grand temps que la France se dote d’une véritable stratégie industrielle pour anticiper l’avenir économique de notre pays, au lieu de se contenter d’essayer de réparer les dégâts. C’est ce que propose François Hollande à travers son pacte productif.