Le Parti socialiste apporte son soutien aux mobilisations dans les services publics
Face à la politique destructrice du gouvernement Sarkozy-Fillon, les services publics se mobilisent pour défendre leur rôle et leurs missions au service des Français.
Dans la justice, l’ensemble des syndicats de magistrats, les personnels judiciaires, les syndicats de l'administration pénitentiaire et les avocats manifestent aujourd’hui lors d’une journée "justice morte" pour protester contre les réformes de la justice qui mettent en péril l’accès au droit (réforme de la carte judiciaire) ou l’indépendance de la justice (réforme de la procédure pénale). La politique judiciaire du gouvernement dans son ensemble est refusée.
Dans la santé, six syndicats d’infirmières appellent à la grève et à manifester jeudi 11 mars pour la reconnaissance de leur niveau de qualification et de la pénibilité de leur travail. Tandis que les syndicats des Hôpitaux de Paris sont toujours mobilisés face aux suppressions de postes annoncées.
Huit syndicats ont lancé un appel à la mobilisation pour le 12 mars dans l’Education Nationale pour protester contre la politique de réductions de poste – 46 000 suppressions depuis 2007 – et contre une politique éducative qui favorise le privé contre le public et abandonne l’objectif d’une vraie démocratisation scolaire.
La télévision publique sera touchée par un mouvement de grève à l’occasion des soirées électorales. Il y a également des mouvements de grève à La Poste, chez les contrôleurs aériens, à l’ONF, chez les Maîtres nageurs Sauveteurs. Tous constatent la remise en cause des moyens disponibles pour mettre en œuvre leurs missions de service public.
Le 23 mars, les syndicats FSU, CFDT, CGT, Solidaires et UNSA appellent les salariés de la Fonction publique à se mobiliser lors d'une journée de grève. Plusieurs syndicats de la SNCF et de la RATP ont appelé les cheminots à participer à cette journée de mobilisation interprofessionnelle.
C’est donc une véritable lame de fond de protestations qui touche tous les services publics. Elle est à la mesure de l’inquiétude des personnels et à la mesure de l’ampleur d’une politique de remise en cause systématique du service public. Depuis 2007, ce sont 100.000 emplois qui ont été détruits dans les services publics par l’UMP au pouvoir.
Cette politique représente une triple faute. Faute sociale, car les services publics sont un rempart contre la crise et le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Faute de gestion, car l’actuelle « révision générale des politiques publiques » désorganise les services sans dégager d’économies identifiables, comme l’a montré récemment la Cour des Comptes. Faute contre l’avenir, car l’avenir de la France se prépare avec des services publics forts pour développer l’éducation et la formation, les infrastructures, l’approvisionnement en énergie, la prise en charge de l’allongement de la vie, etc.
Le Parti Socialiste exprime sa très grande inquiétude face à la politique irresponsable du gouvernement Sarkozy-Fillon. Il l’appelle à mettre fin immédiatement sa politique de « non-remplacement » d’un fonctionnaire sur deux et d’agir pour soutenir et développer les services publics.
Il apporte son soutien à l’ensemble des salariés et agents qui se mobilisent pour la défense du service public au service de tous.
Communiqué du Bureau national




