Economie, entreprise, industrie Lundi 30 Janvier 2012 à 17:07
Le président de la République découvre les difficultés de nos PME
Lors de son entretien télévisé, dimanche 29 janvier au soir, Nicolas Sarkozy a confirmé sa volonté de créer une «banque de l’industrie, filiale d'Oséo», cette mesure prenant la suite d’une série d’annonces sans lendemain sur le même sujet.
Il aura donc fallu près de 5 ans au président de la République pour se rendre compte que nos PME peinent à se financer et que le système actuel de soutien est défaillant.
Ce système est en effet trop lointain, trop complexe. Il ne mobilise pas les bons savoir-faire et ne fait une place suffisante ni aux régions, pivots de l'action économique, ni aux partenaires sociaux, qui devraient être consultés sur les orientations stratégiques.
Cette banque de l’industrie ne serait en outre dotée que d’un milliard d’euros, ce qui est notoirement insuffisant, d’autant que rien n’est fourni comme réponse concrète sur l’orientation de l’épargne vers la production et non sur la spéculation.
Au total, cette proposition, c’est à la fois bien trop peu et bien trop tard.
La banque publique d’investissement proposée par François Hollande prendra bien mieux en compte les spécificités des tissus industriels locaux, grâce au rôle des régions, à un niveau pertinent de mutualisation des risques. Elle agira dans le cadre d’un service bancaire universel afin de simplifier l’accès au financement pour les PME.
Le retour de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi passe par nos PME. C’est la raison pour laquelle François Hollande a choisi d’en faire sa principale priorité en faveur du redressement industriel de notre pays.
