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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Vie du PS Vendredi 30 Mars 2012 à 12:18

Lorsque le Président de la République est chef de tout, il est
 responsable de rien


Nicolas Sarkozy a exercé la fonction de Chef de l'Etat en voulant être Chef de tout.

Alors que Montesquieu, sagement, avait préconisé que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir, pour permettre une salutaire respiration démocratique, Nicolas Sarkozy a voulu concentrer sur sa personne tous les pouvoirs, toutes les fonctions, toutes les responsabilités !

Il a été le chef de l'autorité judiciaire, en s'autorisant en permanence des commentaires sur des instructions judiciaires en cours, sur Karachi ou sur tout autre sujet sensible, au détriment de son rôle de gardien de la séparation des pouvoirs et du fonctionnement régulier des institutions.

Il a été le chef du pouvoir législatif, en s'autorisant à venir devant le Parlement sans être responsable de rien devant lui, en menant sa majorité à la baguette, dans le mépris des prérogatives du Parlement transformé en chambre d'enregistrement docile !

Il a été en charge de tout dans l'exécutif, ravalant ses ministres, dont le premier d'entre eux, au rang de collaborateurs.

Il a été chef de clan, se comportant en chef de l'Etat UMP, allant même jusqu'à vouloir régenter les nominations à la tête d'entreprises privées, organisant une confusion entre l'exercice du pouvoir et l'influence des puissances de l'argent.

On aurait pu penser, légitimement, que chef de tout, il aurait pu être responsable de quelque chose. Eh bien non, il est responsable de rien puisque la crise, la gauche, les chômeurs, les corps intermédiaires, les minorités stigmatisées doivent lui rendre des comptes sur les résultats de sa propre action. À force d'être chef de tout, il a fini par ne plus être responsable de rien. Et la démocratie s'est souvent étiolée dans une singulière atrophie du MOI présidentiel !

François Hollande veut revenir à l'ordre républicain dans le fonctionnement des institutions, à la séparation des pouvoirs qui fait la force de la démocratie et à l'éthique de la responsabilité.