Développement durable et ruralité Mardi 30 Janvier 2007 à 11:22
L’urgence climatique : priorité des socialistes
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), rassemble, depuis près de 20 ans, les meilleurs chercheurs mondiaux dans toutes les disciplines traitant des aspects scientifiques ou socio-économiques du changement climatique. Réuni cette semaine à Paris, il présentera, à l'intention des décideurs politiques, les conclusions de son quatrième rapport sur l’évolution du climat. Plus précises et plus pressantes, ces conclusions sont sans appel : la réalité d’un changement climatique provoqué par l’homme se confirme et s’aggrave. Depuis le rapport précédent, de nouveaux bouleversements sont venus renforcer l’alerte, tels l'accélération de la montée du niveau de la mer ou la fonte des glaciers du Groenland. Faute d’action rapide et déterminée pour lutter contre le changement climatique, l'humanité court à la catastrophe. Outre les conséquences humanitaires, les coûts économiques et sociaux pourraient alors être considérables, comme l'a souligné le rapport Stern publié cet automne, les évaluant à quelques 5500 milliards d’euros, soit plus que les deux guerres mondiales réunies. Devant cette situation, la droite agit avec une légèreté dramatique, démantelant les outils de politiques publiques et se faisant admonester par Bruxelles pour le laxisme de son plan d’allocation des quotas de CO2 aux industriels. Le Parti socialiste dénonce fermement l’attitude du gouvernement comme celle du Président de la République qui se paie de discours sans lendemain, et le fera encore cette semaine lors de la conférence internationale sur l’environnement qu’il a convoquée à Paris. La lutte contre le changement climatique se mesure aux actes et non aux mots! Le Parti socialiste, à l'inverse, prend des engagements précis. Il fera de la lutte contre le changement climatique la priorité de son action en redonnant toute leur place aux politiques et régulations publiques sans lesquelles il n’y aura pas de vraies percées écologiques. Il s’engage à promouvoir une palette de mesures coordonnées, plus diversifiée que les seuls permis d’émission mis en avant jusqu’à présent : sobriété et efficacité énergétique ; recherche et développement des énergies renouvelables, pour porter leur part à 15% de la production totale d'énergie en 2020 ; fiscalité écologique, telle la taxation du kérosène ; développement des transports en commun et du ferroutage ; renforcement des normes tant en matière d’émission des véhicules légers et lourds qu’en matière d’isolation des logements; programme de mise à niveau systématique du parc immobilier public et des logements anciens ; lutte contre l’étalement urbain. Communiqué du Bureau national
