Education, recherche, culture Lundi 29 Mars 2010 à 20:00
Mesures Chatel : un bricolage qui laisse entière la question de la revalorisation des carrières des enseignants
Nicolas Sarkozy s’était engagé à offrir de meilleurs perspectives de carrière et un meilleur niveau de vie aux enseignants de notre pays. « Moins de fonctionnaires, mais mieux payés » ne cesse de répéter, en écho, le ministre de l’Education nationale.
En réalité, l’augmentation salariale promise de 157 euros par mois ne concerne que 20000 personnes - une toute petite minorité des professeurs. Pour 170000 autres, l’amélioration du pouvoir d’achat sera toute relative : 55 euros mensuels en moyenne. Pour tous les autres, 75% des enseignants – tous ceux qui sont dans le métier depuis plus de 7 ans – l’augmentation est de 0 euro ! On sait pourtant que les enseignants français, notamment ceux du premier degré, sont parmi les moins bien payés d’Europe après 15 ans d’ancienneté ! Ne souffrent-ils pas tout autant de la dégradation de leurs conditions de travail entraînée par le dogme absurde du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux ?
Le Parti socialiste rappelle ses propositions en faveur de l’arrêt immédiat des suppressions de postes ; de la suspension de la réforme de la formation des enseignants ; d’une vraie revalorisation qui s’adresse à l’ensemble de la profession (prise en compte du niveau master dans les rémunérations actuelles, plan de titularisation des personnels précaires..) et de l’attribution de bourses aux étudiants s’engageant dans la voie de l’enseignement pour renforcer l’attractivité de ces filières.
La France mérite une éducation de qualité, ce qui passe par des enseignants correctement payés. Au contraire, la poursuite par le gouvernement d’une politique de casse systématique l’enseignement public ne permet aucune amélioration des conditions de travail et de vie des acteurs de l’éducation et appelle à l’élaboration d’un nouveau pacte éducatif avec la Nation.
Communiqué
Bruno Julliard, Secrétaire national à l’Education