Mercredi 7 Mars 2012 à 14:21
Nicolas Sarkozy a fait mardi soir ce qu’il sait faire le mieux : le comédien
Nicolas Sarkozy a fait mardi soir ce qu’il sait faire le mieux : le comédien. Il a emprunté à tous les registres enchainant les compositions : la blessure, la contrition, l’aveu, l’humilité.
L’humilité est la vertu des impuissants pensait Nietzsche, a minima une excuse érigée en vertu pour dissimuler ses faiblesses. Nicolas Sarkozy n’aura jamais fait oublier pendant trois heures de plaidoyer en sa faveur qu’il a méthodiquement, durant 5 ans, désarmé la France, abaissé ses protections, altéré sa souveraineté et réduit le champ d’action du politique. C’est son bilan personnel, celui qui en l’espèce ne doit rien à la crise.
Au final on retiendra que Nicolas Sarkozy se reconnaît une qualité : l’énergie. C’est incontestablement vrai. Le drame c’est qu’il ait consacré cette énergie à démolir plutôt qu’à bâtir. Retraites, hôpitaux ou écoles ont fait les frais de cette énergie.
Trois heures de confession ne font pas oublier 5 ans de démolition. Encore moins pardonner.
