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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Élections 2012 - Présidentielle et législatives

Vie du PS Vendredi 30 Mars 2012 à 9:40

Nicolas Sarkozy, à Nîmes, s'en est pris avec l'ironie du désespoir, à François Hollande.

Il doit être chaleureusement remercié pour avoir suscité le rire de ses partisans et le nôtre par la même occasion. Finalement, en excellant désormais dans le genre burlesque, il donne à voir un visage de lui même, empruntant à l'art de la farce, qui est celui qui correspond le mieux au genre de sa campagne, après un mandat qui a plutôt correspondu à celui de la tragédie.

D'abord, en toute modestie, Nicolas Sarkozy a indiqué devoir faire à la fois son programme et le nôtre ! Il a même déclaré être prêt à se mettre à notre disposition pour contribuer à la rédaction de notre projet. Les soixante propositions de François Hollande ont été rendues publiques il y a plus de deux mois. Nous ne savons encore rien de celles de Nicolas Sarkozy, ni de leur chiffrage. Mais peu importe! Nicolas Sarkozy, est dans une phase où il ose tout. C'est même à cela qu'on le reconnaît. Et c'est incontestablement très amusant.

Sur les rémunérations indécentes, Nicolas Sarkozy, qui est depuis dix ans au pouvoir et depuis cinq ans président de la République, a expliqué à une salle hilare que si certains patrons percevaient des rémunérations indécentes, c'était de la responsabilité des socialistes! Sa majorité a pendant cinq ans refusé tous les amendements présentés par le groupe socialiste en vue d'encadrer les rémunérations les plus élevées, mais là aussi peu importe! Nicolas Sarkozy qualifie de Tartuffe, d'hypocrites, de menteurs, tous ceux qui se sont employés pendant cinq ans à corriger les injustices de sa politique et aux propositions desquelles il s'est opposé pour préserver les intérêts de ses amis, qui, comme chacun le sait, n'aiment pas le caviar !

Plus tôt dans l'après-midi, il avait dans le petit village de Vestric et Candiac, indiqué que le changement c'était lui, que l'alternance après lui c'était encore lui, et que les idées nouvelles c'était toujours lui, ce qui finalement pourrait se défendre puisque sa campagne consiste à proposer l'exact contraire de qu'il a fait au cours des cinq dernières années. Cela ne peut que faire rire. On comprend l'enthousiasme de ses partisans.

Tartuffe est un personnage auquel Nicolas Sarkozy fait souvent référence et qu'il connaît bien ! S il devait le jouer, ce ne serait pas un rôle de composition. Il est dans ce rôle si drôle, tellement drôle !