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La riposte

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Europe et international Lundi 30 Avril 2012 à 21:48

Nucléaire libyen: des explications sont dues aux Français

 

Dans une dépêche publiée ce jour, l'AFP évoque les conditions dans lesquelles serait intervenu, en 2007, un "deal" secret entre le pouvoir de Mouammar Kadhafi et le gouvernement français, en vue de la libération des infirmières bulgares.      

Selon le magazine les Inrockuptibles, qui se fonde sur des échanges de télégrammes diplomatiques entre notre représentation à Tripoli et les autorités gouvernementales françaises, cette transaction incongrue aurait conduit à la libération des infirmières bulgares. Elle aurait porté  sur des sujets nucléaires.

Ces éléments viennent corroborer les affirmations récentes de l'ancienne présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, pourtant démenties à plusieurs reprises par de nombreux membres du gouvernement et le candidat sortant. Ils posent par ailleurs deux problèmes politiques et moraux : celui des conditions dans lesquelles des accords ont pu être envisagés avec la dictature libyenne dans le domaine du nucléaire, celui des contrevérités éventuelles proférées par les ministres, relatives à cette affaire, devant la représentation nationale, qui a conduit des investigations sur ces questions dans le cadre de ses prérogatives de contrôle. 

Ces éléments appellent plusieurs questions précises :           

- des négociations sont-elles intervenues avec la Libye en 2007, en vue de conclure un accord en matière nucléaire ? 

- des  documents ont-ils été en possession du quai d'Orsay ou d'autres administrations relatifs à ces transactions ?

- quels sont les ministres qui ont eu à connaître de ces sujets ? A quel niveau de l'Etat aurait été donnée l'instruction d'engager de telles négociations ?        

- ces négociations, si elles sont intervenues, ont elles été engagées en vue d'obtenir la libération des infirmières bulgares ?      

La clarification de nos relations avec les dictatures est une exigence morale. Le nucléaire n'est par ailleurs compatible qu'avec la démocratie, qui seule peut garantir un haut niveau de sécurité et de transparence des activités nucléaires.     

La réponse à ces questions s’impose. Elle ne saurait supporter de nouveaux mensonges d'Etat.