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Parti socialiste

Développement durable et ruralité Mardi 15 Janvier 2008 à 21:37

OGM : le principe de précaution triomphe

Le Parti socialiste se félicite de l’adoption d’une mesure de bon sens avec la mise en oeuvre de la « clause de sauvegarde »,  en application du principe de précaution qu'il a de longue date défendu. Cette décision, qui permet, temporairement, de suspendre les cultures de maïs OGM MON 810, compte tenu des doutes sérieux émis par les scientifiques sur les incidences environnementales de cet OGM, en particulier sur la biodiversité, marque un véritable revirement dans la politique gouvernementale en matière d’OGM. Cette avancée, qui reste à confirmer, ne saurait exonérer la majorité des errements accumulés depuis plus de cinq ans dans ce dossier. Malgré les mises en garde des scientifiques et les multiples interpellations du Parti socialiste quant aux effets de la culture et de la diffusion du maïs OGM MON810, le gouvernement à jusqu’ici pris délibérément le risque de le laisser proliférer. L’accroissement exponentiel des surfaces cultivées qui en résulte s’est opéré jusqu’ici sans règles claires, générant une réelle inquiétude face aux risques de disséminations et par conséquent de pollution  des cultures conventionnelles. Aux inquiétudes a souvent succédé la colère, puisque les gouvernements de droite successifs ont refusé toute forme de décision démocratique, allant même jusqu’à organiser des simulacres de consultation électronique dont les résultats n’ont jamais été pris en compte. Le Parti socialiste demande donc au gouvernement d'assumer les conséquences de ses errements, en particulier sur le plan financier, vis-à-vis des agriculteurs qui se trouveraient mis en difficulté faute d'une décision plus anticipée des pouvoirs publics, et dont les cultures conventionnelles auraient été de ce fait contaminées. En second lieu, cette mesure n'étant suspensive que pour un temps limité, le Parti socialiste exige du gouvernement qu'il maintienne l'inscription du projet de loi sur les OGM à l'ordre du jour de l'Assemblée au lieu de le renvoyer après les élections municipales et cantonales. Par ailleurs, il souligne la confusion engendrée par la Haute autorité provisoire, qui de par sa composition (scientifique, ONG, élus…), a conduit cette instance à prendre des positions politiques (telles les interprétations non scientifiques de son président et de plusieurs de ses membres), alors qu’elle devait se cantonner à son rôle : délivrer les avis scientifiques utiles pour  éclairer, ensuite, le choix des élus de la nation auxquels doit revenir la décision. Le Parti socialiste dénonce donc sur ce point l’amateurisme du gouvernement qui n’a pas su conduire correctement la prise d’une décision publique, ouvrant la porte à une contestation partisane et à la perte de crédibilité de la Haute autorité provisoire. Communiqué du Bureau national