Economie, entreprise, industrie Jeudi 14 Juin 2007 à 12:55
Pas de "coup de pouce" pour le SMIC
En prévoyant de ne donner aucun coup de pouce au SMIC au 1er juillet, le gouvernement Sarkozy-Fillon fait la démonstration qu’il n’entend rien faire pour augmenter les bas salaires. Une hausse de 2 % du SMIC, limitée au minimum légal, serait un très mauvais signal envoyé aux salariés modestes et à l’ensemble du monde du travail, dès lors que les négociations salariales dans l’année à venir s’en trouveraient mécaniquement altérées. Le discours lénifiant de la droite sur les augmentations de salaire qui découleraient de l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires ou de la baisse des cotisations patronales de sécurité sociale ne résiste pas à l’analyse. En effet, seule une petite minorité de salariés serait appelée à faire des heures supplémentaires, soumises au bon vouloir de l’employeur. Quant aux cotisations patronales de sécurité sociale, elles sont déjà fortement réduites jusqu’à 1,6 SMIC. Le coup de pouce au SMIC reste le moyen privilégié de revaloriser les bas salaires et de dynamiser les négociations salariales. En annonçant dans le même temps des cadeaux fiscaux aux plus fortunés pour plus de 15 milliards d’euros, une hausse de 5 points de TVA qui grèvera le pouvoir d’achat des catégories moyennes et populaires et une limitation de la hausse du SMIC au minimum légal, le gouvernement fait aujourd’hui le choix d’une politique profondément injuste et inégalitaire. Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité, et d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises