Economie, entreprise, industrie Mercredi 4 Janvier 2012 à 9:12
PETROPLUS : le Gouvernement doit prendre ses responsabilités pour répondre à la triple urgence bancaire, industrielle et européenne.
L’intersyndicale de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime) a été reçue hier soir par l’équipe de François Hollande. Un échange approfondi a pu ainsi avoir lieu sur la situation urgente de la raffinerie, de ses 550 salariés et 350 intervenants extérieurs réguliers.
Il en ressort à tout le moins un manque d’anticipation majeur du groupe actuellement propriétaire et une lourde responsabilité de son prédécesseur Shell, mais aussi du Gouvernement, compte tenu du caractère stratégique de ces activités pour la France et d’abord son Axe Seine.
La première urgence est bancaire : la ligne de crédit essentielle au redémarrage de l’activité doit être garantie. Les banques ont été puissamment aidées par le Gouvernement français comme à l’échelon européen. Elles doivent aujourd’hui se mettre au service de l’économie réelle, de ses savoir-faire et de ses emplois.
La deuxième urgence est industrielle : dans le cas où l’impasse financière actuelle ne serait pas levée, les organisations syndicales réclament à juste titre une reprise industrielle, à même de sauvegarder l’outil de travail et de mettre en œuvre des projets innovants qui existent bel et bien sur le site haut-normand.
Enfin, il y a l’urgence d’une Europe qui se protège dans la mondialisation. A cet égard, l’équipe de François Hollande a rappelé sa volonté d’intervenir au niveau communautaire pour que soient mises en place des mesures protectrices face aux produits qui ne respectent pas les normes sanitaires, sociales et environnementales en vigueur dans nos Etats membres, notamment face aux importations de produits pétroliers venus de pays ou de multinationales qui s’en exonèrent.
L’histoire de ce site et son importance pour l’économie nationale imposent que le Gouvernement agisse d’urgence. Alain Rousset et les élus qui l’entouraient ont assuré les représentants des salariés de leur soutien et de leur attachement à une véritable politique industrielle pour la France.
