Economie, entreprise, industrie Mardi 15 Février 2011 à 18:02
PIB : la mauvaise performance de la France en 2010
2010 a été une année très médiocre pour l’économie française. Le PIB n’a augmenté que de 1,5%, alors que la croissance moyenne de la zone euro a été de 1,7%, tout comme celle de l’Union, chiffre pourtant plombé par la mauvaise performance de pays comme la Grèce (-6,6%). L’Allemagne a connu une croissance deux fois plus forte que la France (+3,6%). De nombreux autres pays ont fait mieux que nous, comme la Belgique, la République tchèque, le Danemark, le Luxembourg, l’Autriche, la Pologne, la Slovaquie, la Pologne, la Finlande ou la Suède.
Pour le quatrième trimestre, le PIB de la France a augmenté de 0,3%, ce qui est largement inférieur aux prévisions (0,5%). Ces chiffres montrent que la France peine à sortir de la crise.
L’analyse détaillée des données confirme hélas cette analyse. Alors que la croissance des premiers trimestres a été due à des facteurs techniques, comme la reconstitution des stocks ou la reprise des exportations liée au redémarrage de l’activité chez nos principaux pays partenaires, on constate sur la seconde partie de l’année que les fondamentaux restent mauvais. L’investissement ne redémarre pas (+0,4% au quatrième trimestre après +0,5%), les exportations ralentissent fortement (+0,8% après +2,6%) et la consommation des ménages stagne (+0,9%). Les taux d’utilisation des capacités de production restent à des niveaux historiquement faibles (79%), très inférieurs à leur moyenne de longue période, ce qui entrave la reprise de l’investissement.
Les conséquences sociales sont évidemment dramatiques. En 2010, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi a augmenté en un an de +5,3%, soit +202.500 personnes (catégorie A, B, C). Et le pouvoir d’achat individuel des ménages a baissé de 0,4%.
Face à ces contre-performances, le gouvernement veut échapper à sa responsabilité. Elle est pourtant accablante : faiblesse des mesures pour la relance avant leur suppression en 2011, absence de soutien à la consommation, absence de mesures d’ampleur pour soutenir les PME et l’innovation, absence de politique en faveur de l’emploi sur fond de baisses massives des crédits.
Pour 2011, outre la remontée de l’inflation, l’emploi et l’économie pâtiront fortement de la politique d’austérité sans précédent, qui pèsera sur la consommation des ménages et sur l’investissement public.
Il est temps de réagir ! Le Parti socialiste demande au gouvernement de prendre d’urgence des mesures de soutien aux PME, de renoncer aux mesures qui pénaliseront la consommation en 2011 et de lancer enfin une politique de l’emploi qui permettra aux millions de Français touchés par le chômage de retrouver le chemin du travail. Il est également impératif de mener enfin une véritable politique industrielle dont l’objectif n’est pas la réduction du coût du travail, qui ne fera que nous enfermer sur des secteurs à faible valeur ajoutée, mais de permettre la montée en gamme de notre production et la constitution de filières solides.
La crise est loin d’être dernière nous et les risques de rechute demeurent réels. Le gouvernement doit reconnaître que sa politique échoue à faire sortir la France de la crise.
Pour le quatrième trimestre, le PIB de la France a augmenté de 0,3%, ce qui est largement inférieur aux prévisions (0,5%). Ces chiffres montrent que la France peine à sortir de la crise.
L’analyse détaillée des données confirme hélas cette analyse. Alors que la croissance des premiers trimestres a été due à des facteurs techniques, comme la reconstitution des stocks ou la reprise des exportations liée au redémarrage de l’activité chez nos principaux pays partenaires, on constate sur la seconde partie de l’année que les fondamentaux restent mauvais. L’investissement ne redémarre pas (+0,4% au quatrième trimestre après +0,5%), les exportations ralentissent fortement (+0,8% après +2,6%) et la consommation des ménages stagne (+0,9%). Les taux d’utilisation des capacités de production restent à des niveaux historiquement faibles (79%), très inférieurs à leur moyenne de longue période, ce qui entrave la reprise de l’investissement.
Les conséquences sociales sont évidemment dramatiques. En 2010, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi a augmenté en un an de +5,3%, soit +202.500 personnes (catégorie A, B, C). Et le pouvoir d’achat individuel des ménages a baissé de 0,4%.
Face à ces contre-performances, le gouvernement veut échapper à sa responsabilité. Elle est pourtant accablante : faiblesse des mesures pour la relance avant leur suppression en 2011, absence de soutien à la consommation, absence de mesures d’ampleur pour soutenir les PME et l’innovation, absence de politique en faveur de l’emploi sur fond de baisses massives des crédits.
Pour 2011, outre la remontée de l’inflation, l’emploi et l’économie pâtiront fortement de la politique d’austérité sans précédent, qui pèsera sur la consommation des ménages et sur l’investissement public.
Il est temps de réagir ! Le Parti socialiste demande au gouvernement de prendre d’urgence des mesures de soutien aux PME, de renoncer aux mesures qui pénaliseront la consommation en 2011 et de lancer enfin une politique de l’emploi qui permettra aux millions de Français touchés par le chômage de retrouver le chemin du travail. Il est également impératif de mener enfin une véritable politique industrielle dont l’objectif n’est pas la réduction du coût du travail, qui ne fera que nous enfermer sur des secteurs à faible valeur ajoutée, mais de permettre la montée en gamme de notre production et la constitution de filières solides.
La crise est loin d’être dernière nous et les risques de rechute demeurent réels. Le gouvernement doit reconnaître que sa politique échoue à faire sortir la France de la crise.
Communiqué du Bureau National