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La vie du PS

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Vie du PS Mardi 29 Septembre 2009 à 20:12

Point de presse du 29 septembre - La rénovation militante ; les actualités ; la votation citoyenne

Intervention d’Arnaud Montebourg

  • La rénovation militante
  • 11 questions
  • Le renouvellement

Intervention de Benoît Hamon

  • Agenda
  • Le projet de loi de finances.
  • Les élections allemandes et portugaises
  • La loi Carle sur le financement des écoles privées
  • France Télécom

Intervention de Razzye Hammadi

La votation citoyenne

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Intervention d'Arnaud Montebourg 

La rénovation militante
L'enjeu du 1 er octobre est celui, d'un changement en profondeur, voire   révolutionnaire. Nous pouvons pourtant comme le fait notre Première secrétaire parler de révolution rénovatrice pour construire un nouveau Parti socialiste, dans ses pratiques internes, dans ses relations avec l'extérieur, et avec la volonté de restructurer la relation de confiance altérée avec les Français.
 

11 questions

Vous avez noté l'ampleur des chantiers : 11 questions à la fois pour aborder différemment la stratégie des présidentielles, celle des rapports entre notre implantation locale   forte et notre puissance nationale (cumul des mandats), le renouvellement du Parti, la diversification sociale de ses représentants et enfin la question éthique qui concerne toutes les assemblées humaines (les règles qui organisent la fiabilité et la solidité de nos rapports). Je voudrais d'abord lancer un appel à tous nos militants. Ce chantier d'ampleur est le point de départ, non celui d'arrivée. Nous allons ensemble, avec les militants, dans le cadre de la Convention nationale de rénovation qui trouvera son point d'orgue en juin 2010, avoir un espace de discussion pour transformer avec eux le Parti actuel pour en faire le nouveau Parti socialiste. Il ne faut craindre ni la transformation, ni le changement, car ils en seront eux-mêmes les acteurs et les maîtres. Il ne faut pas craindre l'avenir avec les règles que nous construirons ensemble, car il ne s'agit pas d'une diminution du pouvoir des militants, mais d'une augmentation de leur influence dans la société. Le Parti socialiste ne peut pas se replier sur lui-même, il doit au contraire s'ouvrir sur la société pour y reprendre pied. De ce point de vue, la question des primaires débattue dans le Parti, apparaît comme essentielle. Elle est l'outil de rassemblement du Parti et de toutes les gauches. Face à l'UMP qui a fait disparaître la totalité des partis politiques de droite, et a organisé un parti unique, nous avons le devoir conformément à notre tradition collective, parlementaire et délibérative, de nous organiser, de peser et de nous unir. La division est mortelle à gauche. Les primaires sont une machine à rassembler à gauche pour l'élection majeure qu'est devenue l'élection présidentielle. C'est l'outil de la reconquête. Premièrement, les militants seront le centre d'un vaste mouvement populaire qui va s'emparer de l'alternance. C'est une manière pour les militants et les sympathisants d'écrire eux-mêmes une nouvelle page de l'histoire de notre pays. Nous ne pouvons pas le faire seuls, nous avons besoin de l'énergie des ressources et de la force qui existent dans la société qui ne demande qu'à nous rejoindre et à se laisser entraîner derrière nos idées.

 

Le renouvellement

Deuxième point, la question du non-cumul des mandats. Je remercie Martine Aubry d'avoir pris à bras le corps ce dossier qui a longtemps traîné. C'est une manière de transformer le système politique sans attendre que la République elle-même, ne se transforme.   Il fut montrer notre conception de l'exercice du pouvoir et la manière dont nous organisons nous-mêmes la délibération, le partage et la discussion pluraliste. La question du non-cumul des mandats est une question sur laquelle les électeurs savent nous rappeler à l'ordre. C'est la façon dont il faut oxygéner et renouveler notre système politique. Notre approche de la diversité est aussi un des points centraux   de notre renouvellement. Nous ne nous affirmons pas seulement sur les minorités visibles, mais sur les minorités sociales et sociologiques du Parti. Combien de paysans d'agriculteurs et d'employés ou de personnes appartenant à ces catégories d'opprimés du système économique, se ressentent aujourd'hui éloignés de la politique ? Ces questions appartiennent à la gauche dans son histoire, dépositaire du mouvement ouvrier et il est nécessaire d'imaginer un nouveau système politique pour la France où toutes les couches de la société auraient enfin leur place. En troisième lieu, la question éthique. J'ai fait une proposition au groupe de travail que j'ai eu l'honneur de présider, sur l'organisation de nos règles internes, pour garantir la fiabilité de nos décisions, et pour accréditer l'idée nécessaire que les primaires organisées, auront la même solidité que celles que nous organiserons nous-mêmes. Voilà pourquoi les militants ont reçu par courrier à domicile, le fascicule de la rénovation, avec le memento et le questionnaire.   Dans les conseils fédéraux les débats ont lieu, dans des conditions contradictoires qui permettent à l'opinion et aux militants de s'éclairer. Nous lançons un appel aux militants pour qu'ils s'emparent de ce scrutin car c'est la première pierre vers la naissance d'un nouveau Parti socialiste et c'est la mise en œuvre d'une révolution que nous sommes nombreux à appeler de nos vœux. C'est une révolution démocratique et une révolution politique en notre sein et dans nos relations avec la société française. L'incroyance, la morosité et l'inquiétude sont des sentiments qu'il faut vaincre. C'est pourquoi ce référendum sera le meilleur antidote à ces maux qui ne seront plus qu'une mauvaise page.

 

Intervention de Benoît Hamon, Porte-parole
Agenda

Le tour de France de Martine Aubry se poursuit avec un déplacement à Auch cette semaine, portant à la fois sur la problématique bio et l'agriculture moderne. Notre première secrétaire interviendra aussi en conclusion des journées parlementaires de Toulouse. Le Parti socialiste est très impliqué également sur la votation citoyenne contre la privatisation de la Poste que Razzye va exposer.

 

Le projet de loi de finances

Nous aurons l'occasion de revenir sur ce sujet, notamment pour lors des débats parlementaires.   Nous dénonçons la négligence coupable du gouvernement, qui prévoit un déficit de 140 milliards d'euros, alors que le projet de loi initial ne prévoyait que 52 milliards d'euros de déficits. Plus 150 % d'augmentation, c'est du jamais vu, ce qui démontre que ce gouvernement a été incapable d'anticiper les déficits publics ou qu'il a volontairement masqué aux yeux des acteurs économiques et des Français, la réalité d'une situation qui s'est dégradée au point que l'on peut dire que notre pays est aujourd'hui ruiné. Négligence coupable qui se double d'une incompétence lamentable pour les choix de politique budgétaire du gouvernement qui continuent à privilégier une politique de l'offre, c'est-à-dire de soutien aux entreprises, et fait peser sur les ménages l'essentiel du fardeau de la crise. Ce sont les ménages qui paient aujourd'hui les réductions d'impôts des entreprises, par l'augmentation du forfait hospitalier, par la mise en place de la taxe carbone ou par la suppression de la Taxe professionnelle indispensable pour que les collectivités territoriales puissent investir. La stratégie gouvernementale consistant à souhaiter que les collectivités de gauche soient contraintes d'augmenter les impôts locaux pour faire face aux dépenses, parce que les choix sont de supprimer un impôt payé par les entreprises pour le financement de la collectivité locale. Les économistes affirment pourtant qu'il serait nécessaire de soutenir la consommation des ménages.   Cynisme insupportable, quand dans le même temps, le gouvernement maintient le bouclier fiscal, en créant une taxe carbone dont les compensations ne combleront pas le prix à payer pour chacun d'entre nous. Les Français déjà contraints dans leurs dépenses, (hausse du forfait hospitalier ou fiscalisation des indemnités des accidentés du travail,…), devront pourtant payer la note, ce qui justifiera de notre part, une action extrêmement vigoureuse pour dénoncer la politique du gouvernement qui a durablement ruiné la France.


Les élections allemandes et portugaises

Elles sonnent comme la confirmation de la crise que traverse la social-démocratie au niveau européen. Saluons par ailleurs la victoire des socialistes au Portugal. Il y a un reflux des sociaux-démocrates partout en Europe. Deux faits majeurs sont à l'origine de cette défaite. Probablement les choix initiés par le gouvernement Schröder et confirmés dans le cadre de la grande coalition CDU-SPD. Les voix perdues du SPD ne se retrouvent pas toutes dans l'augmentation du score des Verts ou de celui de Die Linke. Quand la gauche est prisonnière d'accords avec la droite, c'est la gauche toute entière qui fond. Le recul de la gauche en Allemagne est préoccupant et nous encourage à poursuivre en France la logique de rassemblement de la gauche qui est valable pour les socialistes. Je n'ai pas bien compris l'objectif réel de l'ouverture qui finit par être très confus sur le but à atteindre et sur la réalité du projet politique que nous pouvons défendre. Que les Verts considèrent que Jean-Louis BORLOO puisse être un partenaire solide, n'est pas une bonne stratégie électorale. Nous avons davantage besoin de clarté dans l'identité du projet politique qui est le nôtre. Partout en Europe, où la gauche s'est rassemblée avec la droite, elle a systématiquement perdu les élections.

 

La loi Carle sur le financement des écoles privées

Nous sommes favorables à la suppression de l'article 89 qui prévoit que les municipalités soient obligées de financer les dépenses de fonctionnement d'une école privée dans une autre commune, pour les familles qui scolarisent leurs enfants dans des établissements privés dans d'autres communes que celles où ils habitent.

 

France Télécom

Chaque semaine malheureusement, nous donne l'occasion de reparler d'une entreprise dont les objectifs de management assignés à l'encadrement comme aux salariés sont tels qu'ils amènent à une augmentation du stress au travail et par voie de conséquence à une multiplication de suicides. Je ne vois pas pourquoi la responsabilité de la direction n'est pas elle-même engagée, dans cette affaire.   Quand dans une entreprise, on voit se succéder autant de suicides, qui ne sont pas seulement liés à l'organisation du travail, mais où cette organisation est directement mise en cause par les syndicats et les familles des salariés concernées par ces drames, la direction devrait prendre ses responsabilités et s'en aller. La situation des salariés de France Télécom est insupportable. En dépit du fait que le directeur soit sur le point de partir, son départ devrait être d'abord lié à la situation liée à l'organisation du travail. Ce n'est pas sa personne qui est en cause, mais la responsabilité sociale de ce type d'entreprises qui imposent de telles cadences de travail et ont exigences envers les salariés, dénoncées unanimement par les organisations syndicales. Puisque Nicolas SARKOZY demande que chacun exerce sa responsabilité dans cette société, qu'il demande au président de France Télécom de tirer les conséquences d'une situation devenue socialement insupportable. Au moment où le gouvernement prépare la privatisation de la Poste, cette situation devrait nous interpeller sur les conséquences de l'ouverture au capital de notre service postal.

 

Intervention de Razzye Hammadi

La votation citoyenne

Selon un sondage CSA de ce matin, 75 % des Français sont opposés à la privatisation, 64 % sont opposés au changement de statut de la Poste et 84 % sont convaincus que si l'on change de statut nous aurons à terme, une privatisation de la Poste. C'est maintenant la crispation du gouvernement après sa surdité et sa volonté de passer en force. Sa brutalité s'est exprimée dès la semaine dernière, avec des placements en référé d'élus locaux suite à des vœux émis en Conseil municipal et leurs convocations devant le tribunal administratif.

La conséquence peut être lourde : juridiquement cela peut aller jusqu'à la suspension du maire sous prétexte que le Conseil municipal se prononcerait sur un sujet dont le préfet considère que la municipalité n'a pas d'intérêt à agir. On verra bien l'avis des tribunaux administratifs à ce sujet, quand il s'agit pour une collectivité locale de préserver le service public postal sur son territoire. Il n'en demeure pas moins que nous sommes confrontés à la suspension possible d'élus convoqués au tribunal sous l'autorité des préfets.

Le gouvernement semble vouloir museler la volonté des citoyens et des élus, mais nous n'imaginions pas la mobilisation à la hauteur de ce qu'elle est aujourd'hui. Nous n'aurions jamais imaginé que nous aurions d'ores et déjà 4000 points de vote recensés, inscrits sur une carte de France visible sur internet où figure le lieu, l'ouverture et la personne référente qu'on peut contacter pour pouvoir voter. Il y a des départements où nous avons plus de 150 lieux de vote, jusqu'à des villages de 20 ou 30 habitants qui se mobilisent de façon impressionnante. Il ne faut pas sous-estimer ce mouvement   car la mobilisation et à la fois citoyenne et populaire, pour la première fois en France.

On a à la fois une mobilisation des élus, des forces sociales, politiques et syndicales et des citoyens qui s'approprient ce mode d'action.   Il y a à l'heure où je parle déjà 2997 points de vote recensés.

Cette mobilisation est unitaire. La droite ne participe pas à l'exception d'élus locaux ou d'élus comme monsieur Dupont-Aignan ou de Cap 21.

 

Nous souhaitons que le gouvernement tire les conséquences de cette mobilisation, sinon cette crispation risque se traduire le 8 octobre, lors du conseil d'administration, par une mobilisation citoyenne forte. Si un million de citoyens mobilisés était jusqu'à présent l'objectif affiché, nous espérons aujourd'hui dépasser ce chiffre.

Nous avons demandé au gouvernement un débat public, un débat télévisé ou à la radio avec Christian ESTROSI qui ne le souhaite pas, en dépit du livret des blagues postales qu'il délivre dans chacune de ses interviews.  

 

Nous demandons le retrait du projet de loi sur le changement de statut de la Poste. On peut considérer normal, qu'il y ait une transposition d'une directive européenne, avant le premier janvier, qui entraînera par conséquent, un changement de statut. Nous demandons enfin la tenue d'états généraux sur les services postaux, qui pourraient se poursuivre jusqu'aux élections régionales. Nous avertissons le gouvernement sur la mobilisation qui dépasse le cadre de la gauche politique, associative et syndicale et qu'il arrête d'agir en brigand de la libéralisation, c'est-à-dire par le mensonge, l'hypocrisie et en tentant un passage en force.