Vie du PS Lundi 7 Décembre 2009 à 14:24
Point presse de Claude Bartolone
RASSEMBLEMENT DE LA GAUCHE Les socialistes veulent avant tout le rassemblement des socialistes. Nos listes sont de qualités et sont porteuses de renouvellement et de rénovations. Mais les Français ont besoin aussi du rassemblement de la gauche toute entière. Toutes les organisations politiques sont libres de déterminer leur stratégie. Mais le Parti socialiste et ses présidents de régions, animateurs pendant six ans du rassemblement et de l’action, sont disponibles pour dialoguer avec tous leurs partenaires et construire ainsi la dynamique politique qui permettra de gagner, à la fois pour protéger nos concitoyens et préparer l’avenir. Les Français nous regardent. Ils savent que nous partageons l'essentiel, la volonté d’un projet de société permettant à la fois l’alternance politique et l’alternative à un capitalisme financier qui conduit notre modèle social et notre planète dans l’impasse. Ils attendent que nous unissions nos forces pour porter ensemble ce projet contre la droite. ALLIANCE AVEC LE MODEM Dans le cas précis de la région Poitou Charente, nous sommes sur le même principe. Nous voulons rassembler les socialistes, nos partenaires de gauche et puis toutes celles et tous ceux, qui, le moment venu, voudront se rassembler sur la base d’un projet bien précis et pas sur une base arithmétique électorale. Concernant les propos de Ségolène Royal sur une alliance dès le premier tour avec le Modem, les Présidents de régions socialistes ont bien compris la demande faite par Martine Aubry et la direction du Parti socialiste : le besoin de clarté. Les Français qui doutent de la politique menée par Nicolas Sarkozy ont besoin d’être rassuré. Nous avons besoin de montrer aux Français que nous pouvons avoir une majorité contre Nicolas Sarkozy, mais nous devons surtout leur montrer qu’après avoir battu Nicolas Sarkozy, nous seront capable d’inventer et d’appliquer un projet cohérent, alternatif et solide dans la durée et non pas créer une majorité de bric et de broc, vouée à l’échec dès le premier désaccord. LE CAS GEORGES FRECHE Rue de Solférino, il y a un Parti socialiste extrêmement rassemblé, rassemblé sur le projet régional et les alliances. Sur le cas de Georges Frêche, ce n’est pas le bilan de la gauche rassemblée et des écologistes en Languedoc-Roussillon qui pose problème, mais c’est vrai que quelques fois, par son mode de gouvernance et par ses déclarations, Georges Frêche malmène le rassemblement possible de la gauche. Ainsi, les communistes et les écologistes ne souhaitant pas un rassemblement autour de Georges Frêche, nous disons : nous sommes disponibles pour permettre le rassemblement de la gauche et si celui-ci n’est pas possible nous nous en remettons au choix des militants. REMISE EN CAUSE DE L’HISTOIRE-GÉO POUR LES FILIÈRES SCIENTIFIQUES La droite se gargarise de déclarations sur l’identité nationale et dans le même temps s’apprête à priver la moitié des bacheliers généraux de cours qui leur donnent les clefs indispensables pour appréhender notre histoire collective. Aimer la France, c'est accepter de regarder son histoire en face et pour cela, il faut la connaître. Cette décision confirme que le débat sur l'identité nationale ne correspond à aucune volonté sincère d'approfondir la connaissance des principes au fondement de notre identité collective. Cette décision confirme que le débat sur l’identité nationale est une manipulation politique qui a pour principal objectif de lancer une polémique douteuse amalgamant le sujet de l’identité et l’immigration. L’école doit donner à tous et le plus longtemps possible la chance de se pencher et de s’interroger sur le passé.
