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Parti socialiste

Europe et international Lundi 15 Octobre 2007 à 14:56

Point presse de Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national aux acteurs sociaux

Les 10 jours qui ébranlèrent Nicolas SARKOZY Nous sommes au milieu de 10 jours qui marqueront l’histoire de ce quinquennat. Ce sont les 10 jours qui ébranlèrent le pouvoir SARKOZY. Il y a eu le faux pas avec Vladimir POUTINE, où Nicolas SARKOZY cherchait à nous faire croire à un règlement de la question iranienne en accord avec son homologue russe, la faute de goût du président de la République lors de l’élimination de la France en demie finale de la coupe du monde de rugby lors du match France-Angleterre. Lors de la victoire contre les All Black, le président de la République était non seulement dans les vestiaires mais sur le terrain, là nous ne l’avons pas vu. Ce n’est cependant pas l’essentiel. La fausse note d’EADS et le conflit ouvert entre M. de VILLEPIN et M. SARKOZY plus préoccupant, prend des dimensions d’affaire d’État qui finissent par abîmer la France. Il y a aussi la fausse piste sur la question de la Santé, pour laquelle le pouvoir ne prend pas la mesure de la crise sanitaire à laquelle nous sommes confrontés. Il y a le faux-semblant de la négociation sur les retraites où l’ensemble des organisations syndicales appelle à manifester le 18 et où elles indiquent à juste raison que c’est une fausse négociation puisque le périmètre en est déjà fixé et que l’on peut négocier non pas les attendus, mais que les conséquences. Dans tous les domaines, sur la remise en cause de la carte judiciaire, par exemple, on voit que le gouvernement est confronté à des difficultés multiples, sans compter la plus importante sur le retournement de la conjoncture économique à laquelle la France est confrontée. Cette semaine est donc une semaine noire pour le pouvoir, une semaine difficile, une semaine où le mécontentement grandit et où les interrogations s’accumulent dans tous les domaines de la vie publique. C’est la fin de l’état de grâce. C’est un petit tournent dans le quinquennat, nous ne sommes pas encore dans la disgrâce mais dans la contestation tous azimuts. Le Parti socialiste discutera en Bureau national de quelle manière il s’associera à la journée d’action de jeudi 18 octobre. Mais il soutiendra les revendications et les mouvements. Quant à la participation effective, elle est subordonnée à ce que feront les organisateurs. Le Parti socialiste n’a pas vocation à se substituer aux mouvements sociaux. Cela étant, le pouvoir ne se rend pas compte de l’ampleur de la contestation. Ce qui se passe par exemple avec les internes et les externes dans le secteur de la santé est annonciateur d’un mouvement de grande ampleur dans le secteur public. Nous sommes devant un gouffre budgétaire et du point de vue de l’orientation de la Santé. Nous sommes confrontés à une crise de la médecine libérale, à une crise sanitaire majeure alors que le gouvernement concentre son attention ailleurs que sur ces sujets essentiels.