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    Economie, entreprise, industrie Mardi 3 Mars 2009 à 17:34

    Point presse du PS avec Benoît Hamon, Michel Sapin et Alain Vidalies - 3 mars 2009

    Intervention de Benoît Hamon, Porte-parole Benoît Hamon, L'affaire Pérol Intervention de Michel Sapin, Secrétaire national à l’Économie Intervention d’Alain Vidalies, Secrétaire national au travail et à l’Emploi ► Intervention de Benoît HAMON, Porte-parole A propos de la crise, nous disons que plus le gouvernement retarde le moment de faire un certain nombre de choix, plus il sera difficile de remonter la pente. Notre contre plan conçu en décembre est déjà confronté à la difficulté de s’adapter, et plus on attend, plus la difficulté sera grande. C’est pourquoi sa responsabilité est immense. Le fait de retarder le moment de remettre en cause le paquet fiscal rendra la tâche encore plus difficile. Cela est actuellement payé au prix fort par les Français, sous forme de destruction d’emplois et de perte de pouvoir d’achat. Cela nous préoccupe et rend d’autant plus cynique l’appel au civisme de François FILLON dans ce contexte de crise, alors qu’il refuse de prendre en compte l’avis des partenaires sociaux et ne répond pas aux offres politiques des partis d’opposition, tout en restant attentif au discours de Madame PARISOT du Medef. ► Intervention de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Économie Face aux déclarations de M FILLON, même pour le gouvernement aujourd’hui, nous sommes entrés dans la crise. Les chiffres sont tombés : cela fait pourtant plusieurs mois que nous l’annoncions, notamment en septembre dernier, puis à l’automne lors de la présentation du budget à l’Assemblée nationale, ensuite en décembre et en janvier lors de la présentation par le gouvernement de son prétendu plan de relance. Cela fait plusieurs mois que nous disons que l’ampleur de cette crise sera inouïe, et inconnue et qu’elle aurait mérité dès le départ une réaction à la hauteur des enjeux. Cela fait donc maintenant 6 mois que nous disons que la France verra pour 2009 une croissance diminuée de l’ordre de 2 %, alors que le gouvernement ne prévoyait qu’une baisse de l’ordre de 1%. Cela fait des mois aussi, que nous disons que la crise financière n’est pas derrière nous, il suffit de constater le contexte international et les mauvais chiffres des banques, cela fait des mois que nous disons que la crise sociale est devant nous. Et qu’elle va frapper la France avec une violence inouïe. Le chiffre de janvier a montré une ampleur jamais connue de la brutalité avec laquelle le chômage revient en force. Si on s’attarde sur le chiffre de 90 000 chômeurs supplémentaires, de mémoire, le chiffre non corrigé des variations saisonnières est autour de 140 000. Ces chiffres bruts sont plus éloquents que ceux corrigés. Et, si l’on regarde ce chiffre, nous ne pouvons que constater la gravité de la situation. Aujourd’hui avec trop de retard, le gouvernement a l’air de vouloir accepter de dire que la croissance sera négative de l‘ordre de 1,5 %. Rappelons que les grands organismes internationaux avec lesquels nous sommes en phase, publient les mêmes chiffres, que ce soit la Commission européenne -1 ,8 %, le FMI, -1,9 % et l’OCDE qui s’apprête à rectifier son chiffre à la baisse, concernant la croissance de la France en 2009. Sans se tromper, on peut d’ores et déjà annoncer pour bientôt, un chiffre de l’ordre de – 2 % pour la France. Quand le gouvernement annonce de tels résultats, c’est sans compter sur les effets nuls voire négatifs de son prétendu plan de relance. Faute de vouloir se battre, le gouvernement commence à baisser les bras. C’est un gouvernement qui constate que la croissance diminue, et que jour après jour les déficits augmentent. On nous annonce déjà 100 milliards de déficits, soit le double du chiffre prévu pour 2009 et par rapport à l’année 2007. Lors de l’élection de Nicolas SARKOZY, le déficit était déjà de l’ordre de 38 milliards. C’est d’une brutalité jamais égalée. Et là encore le gouvernement se contente d’annoncer l’augmentation de ce déficit là où il faudrait une capacité d’action et une volonté forte. On est seulement dans le déficit passif. Nous disons aujourd’hui au-delà du fait que ces chiffres s’imposent avec évidence, que nos propositions sont d’autant plus légitimes. Notre contre plan de relance loin d’être un objet de communication à un moment donné de la vie du pays, a été travaillé sérieusement en profondeur et correspond à des propositions réalistes et efficaces pour lutter contre cette crise. Il faut qu’il mobilise au moins 50 milliards de crédits publics. Le gouvernement parle de 26 milliards, alors qu’il n’en donne en réalité que 4 d’argent frais non recyclé pour 2009, plus 2,6 milliards. Nous sommes en faveur d’un plan massif, à l’instar de ce qu’on fait aux Etats-Unis, et chez nos voisins au Royaume-Uni ou en Allemagne. Pour être efficace, un plan de relance doit reposer sur ses deux jambes, investissement et consommation (pouvoir d’achat).  Nous n’opposons pas l’un à l’autre, nous sommes constructifs dans notre démarche, à l’image des pays qui veulent lutter activement contre cette crise. Les Socialistes continueront à marteler des propositions qui leur semblent adaptées à la situation telle que nous la constatons. Nous sommes évidemment critiques, par rapport à la responsabilité gouvernementale et présidentielle. Il porte 3 grandes responsabilités évidentes : La première est de n’avoir pas pris la mesure de la crise assez tôt. Il fallait agir dès septembre 2008, au moment où le gouvernement contestait dans sa présentation des chiffres, l’ampleur de la crise. On ne peut pas remédier à une situation en partant d’un mauvais diagnostic. La deuxième est de ne pas avoir pris les mesures, ni en terme de masse ou d’équilibre, entre l’investissement et la consommation La dernière est de ne pas être revenu sur ses décisions, aberrantes dans le contexte d’aujourd’hui, comme celles du paquet fiscal. L’encouragement aux heures supplémentaires dans un contexte d’explosion du chômage est absolument aberrant et irrationnel. Le blocage du gouvernement et du président sur cette question est purement idéologique. C’est plutôt pour tous les économistes, un encouragement au chômage. Il faut au moins suspendre ce dispositif, dont nous continuons à demander la suppression. Au moment où ces 10 milliards pourraient servir à l’investissement et à la consommation, ils seraient plutôt bienvenus pour relancer la consommation. On ne va pas imputer au gouvernement la crise, mais sa responsabilité sur les sujets que je viens d’énoncer, est réelle. Notre plan de relance est  donc pour la France, il est pérenne et adapté à la situation que nous connaissons. ► Intervention d’Alain VIDALIES, Secrétaire national au travail et à l’Emploi Revenons sur la situation de l’emploi et du chiffre de 90 000 demandeurs d’emplois qui vient d’être cité. Sur ces 90 000, 17 000 seulement proviennent des plans sociaux et des licenciements économiques ; Les autres sont issus de fin de CDD, de fin d’interim ou de ruptures conventionnelles. Nous sommes dans une situation un peu particulière à cause de la loi sur les heures supplémentaires. Si l’on regarde tous les processus de ralentissement économique depuis des décennies, tous se traduisent de la même façon : les entreprises commencent par réduire le nombre d’heures supplémentaires et si les difficultés persistent, elles limitent les CDD et l’interim, pour aboutir ensuite à un plan de sauvegarde. Cette fois-ci, les choses se passent à l’envers avec une situation qu’il nous faut dénoncer car elle heurte le bon sens. Avec le 3ème  trimestre 2008, nous sommes confrontés à une explosion des chiffres du chômage et en même temps à une augmentation des heures supplémentaires. Les entreprises ont d’abord procédé à la fin des CDD et de l’interim tout en conservant les heures supplémentaires, car elles ont un avantage fiscal à y avoir recours. De ce fait, des salariés se sont retrouvés précipités plus tôt dans le chômage. Comment accepter raisonnablement le pronostic du gouvernement qui prévoit 300 000 chômeurs supplémentaires d’ici la fin de l’année, alors que l’on vient déjà d’annoncer 90 000 chômeurs supplémentaires sur un seul mois, soit 140 000 en données brutes. Il y a deux solutions, soit le gouvernement se trompe lourdement sur l’analyse qu’il fait de la situation en pensant que cette situation serait éphémère, soit le gouvernement ment délibérément en essayant de rassurer malgré la réalité, ce que nous ne demandons pas. Il faut revenir sur le débat du moment par rapport à ce que ce gouvernement a fait. Ce qui pèse sont des mesures qu’il aurait fallu supprimer ou au contraire des dispositifs qu’il aurait fallu prolonger. Citons quelques exemples : Beaucoup semblent ignorer que l’on a supprimé l’allocation équivalent retraite, ce qui n’est pas négligeable. Les chômeurs en fin de droit depuis une loi que nous avions votée en 2001, avaient une indemnisation d’un peu moins de 1000 euros, C’est précisément la différence entre cette somme et l’Allocation spécifique de solidarité de 450 euros, seulement. Pour la personne concernée, son traitement psse à 2 fois moins. C’est la différence entre la survie et la misère. A cause d’un texte voté en 2008, 70 000 personnes se voient pénalisées. Ce n’est pas opportun de fonctionner avec la peur de la recherche d’emplois pour les plus de 57 ans. Faut-il après les cohortes de jeunes, envoyer aussi au pôle emploi les seniors, qui vivent cela comme une absurdité à leur égard ? Enfin, il nous faut redire l’absurdité de la mise en place des heures supplémentaires. C’est un vrai problème sur la question du rapport à l’entreprise. Quel est le message qui consiste à dire vous êtes chômeurs et mal indemnisé, vous allez devenir chômeur et plombier ? Vous n’avez qu’une petite retraite, devenez alors retraité et déménageur ! Renvoyer ces personnes à un statut intermédiaire tel que celui d’auto-entrepreneur correspond à cette réalité-là, ce qui n’est pas le meilleur moyen de protéger l’emploi et les entreprises. C’est en somme une légalisation d’une forme de travail au noir, ce qui par rapport aux petites entreprises qui créent des emplois va leur imposer un statut destructeur. C’est le cas des TPE et de l’artisanat. Nous demandons un débat public sur la question des auto-entrepreneurs. Pour ceux qui pouvaient dans le cadre de carrières longues, partir à la retraite, rajouter dans la loi en 2008, plusieurs mois nécessaires à ces gens pour qu’ils aient droit à leur retraite, cela signifie que dans des entreprises comme à Sandouville, vous vous retrouviez avec des salariés qui auraient pu partir à la retraite, l’an dernier et qui sont obligés de travailler une année de plus. Enfin pour ce qui est du contrat de transition professionnelle qui est une bonne mesure, pourquoi devrions-nous limiter cela à des bassins d’emploi ? La crise est mondiale et concerne tout le monde, quel que soit le territoire ou le secteur dans lequel on évolue. Il faut aider tous ceux qui sont victimes de la crise. C’est pourquoi concernant les suppressions d’emplois, nous demandons qu’il y ait au moins un moratoire sur la suppression des 30 000 emplois publics prévus pour cette année, sans compter les 20 000 que le gouvernement a déjà supprimer. Le chômage des jeunes a augmenté de 25 % en trois mois, car il y a un lien entre l’interim , les CDD et les jeunes qui occupent les emplois les plus précaires. Ce sont eux que l’on retrouve en premier dans les statistiques du chômage. S’ils sont les principales victimes de la crise et les premiers à être virés des droits aux Assedic, il faut prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % de salaires. Cela serait un signe fort en temps de crise et une manière de reconnaître que les jeunes sont les premiers touchés. Cela fait un mois que cette proposition est traitée avec dédain par le gouvernement. Toutes ces mesures mériteraient un débat public que le gouvernement s’obstine à refuser. ► Intervention de Benoît HAMON, Porte-parole L’affaire Pérol Pour le Parti socialiste, l’affaire PEROL n’est pas réglée. Nous demandons que Monsieur PEROL puisse être entendu par la Commission des Finances et que le président de la Commission de déontologie, Monsieur FOUQUET soit entendu soit par la Commission des Finances, soit par la Commission des Lois, à l’Assemblée nationale. Cette affaire n’est pas réglée et reste en suspens. Nous avons des questions à poser sur la manière dont  a été négociée la participation de l’Etat dans le nouveau groupe bancaire. Nous constatons que le pouvoir de l’État sera finalement assez faible, c’est pourtant Monsieur PEROL qui en sera le dirigeant, ce qui confirme notre analyse, à savoir que ce sont moins les intérêts de l’Etat qui sont défendus, que la volonté de Monsieur SARKOZY de placer un de ses amis à la tête du 2eme groupe bancaire privé.