Ville et logement Jeudi 22 Juin 2006 à 13:25
Politique de la ville : abandon
Le PS dénonce la remise au pas des associations de quartier et soutient les salariés de la DIV et du FASILDLe texte de loi relatif à l’égalité des chances adopté à marche forcée le 31 mars 2006 marque une régression politique et sociale qui fera date. En supprimant le Fonds d’Action et de Soutien pour l’Intégration et la Lutte contre les Discriminations (FASILD), en démantelant la Délégation Interministérielle à la Ville (DIV) pour les remplacer par l’«Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances » (ANCSEC) dont l’action sur le terrain sera confiée par un prochain décret aux préfets de départements, le gouvernement poursuit son entreprise de remise au pas qui augure de bien des déconvenues pour les associations soutenues jusqu’alors par ces deux organismes, notamment le risque de retards considérables dans le traitement des dossiers à l’horizon 2007 et les risques de règlements de comptes avec certains acteurs « indésirables ». Malgré les graves restrictions budgétaires depuis 2002 (baisse de 100 millions d’euros du budget de la ville en 4 ans), les associations qui survivent continuent à oeuvrer au quotidien pour l’égalité des droits et la solidarité dans des territoires marqués par la violence, le chômage massif, la précarité, les discriminations et la relégation. En abandonnant les instruments historiques de la politique de la ville et les associations de quartier, le gouvernement fait prendre le risque de nouvelles violences dans les quartiers populaires. Le Parti socialiste soutient l’appel du collectif et exprime sa solidarité avec les administrateurs et les salariés du FASILD et de la DIV qui seront en grève le vendredi 23 juin. Communiqué de Vincent Léna, Secrétaire national chargé de la solidarité urbaine