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Parti socialiste

Santé, solidarité et personnes âgées Mardi 14 Juin 2011 à 9:20

Pourquoi la « journée de solidarité » est un fiasco

Mme. Bachelot a répondu au communiqué du Parti socialiste sur le fiasco de la journée de solidarité en avançant des chiffres parfaitement extravagants.
 
Oui, Mme. Bachelot, nos aînés ne sont pas mieux lotis aujourd’hui qu’en 2003. La somme qui reste à la charge des personnes et de leurs familles après APA est évaluée par la cour des comptes à 1 800 euros à domicile et 2 500 euros en établissement alors que le montant moyen des retraites est de 1 426 euros pour les hommes et de 825 euros pour les femmes. Résultat : seules 20% des personnes peuvent faire face à leurs dépenses d’hébergement. Les plans d’aide ne répondent plus aux besoins réels d’accompagnement à domicile.
 
Le désengagement massif de l’Etat conduit les conseils généraux à assumer 70% des dépenses hors assurance maladie pour les personnes âgées et en situation de handicap, voire 80% dans certains départements, ce qui crée d’insupportables inégalités entre les territoires ! Le chiffre avancé de création de places en maison de retraite dissimule le quotidien des Français : des solutions d’accueil insuffisantes dans de trop nombreux départements et une inadaptation de l’offre à une demande qui a évolué. Rien de concret n’est proposé pour les aidants professionnels et familiaux.
Pire, comme nous le dénoncions hier : 100 millions d’euros ont été transférés arbitrairement cette année de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) vers l’assurance maladie alors que les besoins en matière d’autonomie sont énormes.
 
Et, en plus, rien n’est fait pour anticiper le vieillissement démographique qui est prévu dans les années à venir. Nicolas Sarkozy avait promis en 2007 la création d’un « cinquième risque » de la sécurité sociale mais la ministre a confirmé ce matin que la réforme de la « dépendance » serait l’un des enjeux de la présidentielle : en reportant sans cesse la prise de décision, en organisant la pénurie des ressources affectées à ce sujet crucial alors que la création de l’APA en 2001 avait permis une réelle amélioration, le gouvernement aggrave la situation des personnes âgées et les contraint à avoir recours à des logiques de protection individuelle. C’est donc un quinquennat perdu.
 
Alors que le projet gouvernemental se fait toujours attendre, le Parti socialiste rappelle son hostilité à la création d’une deuxième journée de solidarité, qui est un mode de financement injuste et inégalitaire. Il propose une approche globale de la compensation de la perte d’autonomie tout au long de la vie et de l’adaptation de la société au vieillissement de la population. C’est dans le cadre de cette approche que pourra être mise en œuvre une politique avec un financement juste, intergénérationnel et solidaire des incapacités