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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

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Education, recherche, culture Mardi 17 Janvier 2012 à 18:26

Programme Eclair : l’aveu d’échec

L’annonce par Luc Chatel d’un recrutement national des enseignants des établissements Eclair – les plus difficiles – sonne comme un véritable aveu d’échec de sa politique de démantèlement de l’Education nationale.

Le programme Eclair devait être une vitrine. En y « expérimentant » le recrutement des enseignants par les chefs d’établissement, le gouvernement entendait démontrer les vertus de la concurrence et du management  appliquées au système scolaire. Grâce à ce nouveau pouvoir, les principaux et proviseurs auraient dû – selon le ministre – être en mesure de se doter d’équipes stables de professeurs chevronnés. Il avait tout simplement oublié que, pour que les principaux et proviseurs puissent choisir entre des candidats au recrutement, il fallait… qu’il y ait des candidats. Or, selon les chiffres du ministère lui-même, ceux-ci – comme on pouvait s’y attendre - ne se bousculent pas.

A la rentrée 2011, seuls 65 % des postes à recrutement sur profil ont été pourvus par des titulaires. La seule autonomie que les chefs d’établissements ont gagné, c’est la nécessité de combler les trous avec des remplaçants et des vacataires ! Preuve s'il en fallait que le choix des enseignants par les chefs d'établissement, outre qu'il est une étape dans la mise en place d'un grand marché scolaire, est parfaitement inefficace pour répondre aux difficultés des élèves et ne peut être la solution.

L’élargissement du recrutement au niveau national n’y changera rien. Pour mettre en place des équipes éducatives pérennes dans les établissements, comme s’y est engagé François Hollande, il faut leur donner des perspectives et les moyens d’exercer leurs missions : du temps pour le travail en équipe, des classes moins chargées et, lorsque cela est nécessaire, des enseignants supplémentaires pour permettre l’accompagnement individualisé et le travail en petit groupe. Des incitations financières et de carrière devront également être discutées. Mais c’est d’abord la confiance retrouvée, l’amélioration des conditions de travail et la conviction qu’ils pourront offrir un avenir à leurs élèves qui conduira les professionnels les plus aguerris à redonner souffle à l’éducation prioritaire.