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Parti socialiste

La vie du PS

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Développement durable et ruralité Mercredi 24 Mars 2010 à 13:30

Réaction à la déclaration de Nicolas Sarkozy, point de presse de Benoît Hamon

Le pays est en crise mais le président de la République ne se préoccupe que de celle de l’UMP. On attendait qu’il parle aux Français mais il a davantage parlé à J-F Copé et aux députés UMP qu’aux Français.

C’est assez frappant d’entendre qu’il considère qu’il traverse une période d’agitation électorale dont il ne doit pas se préoccuper. Il préfère maintenir le cap des réformes comme si les Français étaient agités, ce qui est un comble, venant de Nicolas Sarkozy.


Alors que les Français expriment des revendications particulièrement fortes dans le domaine de l’emploi du pouvoir d’achat, du chômage ou des services publics, il ne dit absolument rien et apporte aucune réponse, sauf pour nous indiquer qu’il voulait maintenir le cap de ses réformes. Ces réformes ont, reconnaît-il, éprouvé les Français au point que de lui infliger un désavoeu électoral sans précédent. Pour la première fois dans des élections régionales, la droite est à 19 points derrière la gauche.
 
C’était donc l’opération, Nicolas Sarkozy parle à Jean-François Copé et se préoccupe de la crise à l’UMP.
Barre à droite toute ! Le discours était particulièrement viril et il nous a assené des coups de menton successifs, en oubliant que volontarisme ne signifie par pour autant volonté. Ses coups de menton n’ont, au bout du compte, pas changé grand chose.
 
Prenons quelques exemples assez simples :
Le plus emblématique est la taxe carbone. Hier la planète brûlait, aujourd’hui, elle ne brûle plus, nous n’avons plus besoin selon lui de faire de taxe carbone dans ce pays.
 
Nous étions opposés au Parti socialiste au projet de taxe tel que le gouvernement l’avait conçu, parce qu’il avait été caractérisé par le Conseil constitutionnel comme inefficace sur le plan écologique et injuste socialement, car il mettait davantage à contribution les plus modestes et les plus riches.
Cela a justifié le retrait du projet qui est maintenant renvoyé à plus tard. Il va falloir attendre que l’Europe se mette d’accord à ses frontières pour envisager toute fiscalité écologique.
C’est un recul du gouvernement particulièrement grave.
 
Mais où le ton du président de la République est particulièrement inacceptable c’est sur le dossier des retraites, car sur ce point qui suscite de grandes inquiétudes sociales, de la part des Français, son choix, c’est la menace. En indiquant que de toute manière le projet serait adopté. On en est donc pour nos frais sur ce sujet-là.
 
Sur l’agriculture, il remet en cause le rôle de l’Europe. C’est pourtant lorsque N Sarkozy a été élu que l’on a remis en cause le principe des quotas laitiers.