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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

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Europe et international Jeudi 1 Mars 2012 à 9:35

Réintégration de la France dans l'Alliance atlantique : on peut avoir des doutes sur la pertinence de cette décision

C’est avec tambours et trompettes que le président Sarkozy a orchestré la réintégration de la France dans l’Alliance atlantique. On peut avoir des doutes sur la pertinence de cette décision : a-t-il su en faire un levier pour relancer la défense européenne ? Avons-nous renforcé par là notre capacité d’influence après de nos alliés, notamment américains ? Pesons-nous vraiment plus, tout simplement, au regard de l’impact financier et en personnel de cette décision alors que le budget de la défense est contraint ?

Contrairement à ce qu’affirme M. Longuet, il est permis d’en douter. La réintégration française s’est faite sans condition, sans avancée de l’Europe de la défense, sans gain d’influence significatif sur les grandes orientations de l’Alliance, sans sélectivité dans nos investissements en personnels et en crédits. Les personnels (près de 1000) et les sommes investies dans la réintégration (au moins 80 M€ par an) ne le sont pas ailleurs.

C’est pourquoi François Hollande demandera une véritable évaluation, un bilan coût / bénéfice de cette réintégration, non pas pour la remettre en question, mais pour prendre les décisions qui lui permettront d'être conforme aux intérêts de la France.

Nous rééquilibrerons notre action en faveur de l’Europe de la défense. Les Européens doivent prendre leurs responsabilités pour maintenir leur autonomie stratégique dans un contexte de crise financière qui pèse sur nos marges de manœuvre budgétaire. Le monde n’est pas devenu moins dangereux et c’est pourquoi il est impératif de renforcer la coopération entre les pays européens. Nicolas Sarkozy a abandonné le projet de défense européenne au profit de l’Alliance atlantique : nous rééquilibrerons nos engagements, dans l'intérêt de la France.