Libertés, médias, justice et sécurité Vendredi 3 Septembre 2010 à 18:36
Remise en liberté du braqueur présumé du casino d’Uriage : il faut dire toute la vérité
La remise en liberté du second braqueur présumé du casino d’Uriage est dénoncée comme un scandale par le ministère de l'Intérieur, par le ministère de la Justice qui en a fait appel et par l’UMP...
Mais si cette remise en liberté sous contrôle judiciaire suscite des interrogations légitimes, il faut dire toute la vérité !
Il semble que le dossier proposé au juge des libertés et de la détention ne contenait pas suffisamment d’éléments conduisant à décider d’un placement en détention. Dans cette mesure, il est difficile d’en faire grief au juge. Au moment des faits, les consignes données aux policiers étaient impératives : il fallait interpeller vite.
Le ministre de l’Intérieur est donc le plus mal placé pour protester puisque c’est lui qui a troublé un exercice serein de la Justice en pesant ou en faisant peser sur le cours des investigations, en précipitant l'interpellation, contre l'avis des professionnels de terrain...
Cette affaire confirme la nécessité d’une justice et d’une police remplissant leurs missions dans la sérénité et avec des moyens adéquats.