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    Élections 2012 - Présidentielle et législatives

    Élections 2012 - Présidentielle et législatives

    Vie du PS Jeudi 8 Mars 2012 à 13:37

    Salaire du président de la République : Nicolas Sarkozy récidive sur l'énonciation d'une contre-vérité

    La République exemplaire que propose François Hollande commencera par une première décision : la baisse de l'actuelle rémunération du président de la République et des ministres.

    Pour combattre cette proposition ce matin sur RMC-BFMtv, Nicolas Sarkozy a énoncé des contrevérités. Il a également cru bon d’interpeller directement François Hollande comme président du conseil général de Corrèze en demandant pourquoi il n'avait pas appliqué à son traitement la baisse qu'il propose pour le salaire du Président de la République. La réponse est évidente : tout simplement parce que François Hollande ne s'est pas auto-accordé comme Nicolas Sarkozy au début de son mandat une augmentation de salaire de 172% !

    Pour tenter de justifier cette augmentation, le candidat sortant a prétendu qu’il avait fixé son salaire à « exactement ce que gagne le premier ministre », ajoutant que ce montant aurait été fixé par Lionel Jospin lorsqu'il était à Matignon. Nicolas Sarkozy récidive ainsi dans l'énonciation d'une contre-vérité, déjà démentie par Lionel Jospin en février 2008, et dont la mise au point mérite d’être rappelée :
     « (…) le président Sarkozy a cru bon, pour justifier son augmentation de traitement, de se référer à moi quand j'étais Premier ministre. Il a malheureusement fondé son argumentation sur deux contre-vérités. Il a prétendu que j'aurai fixé moi-même le salaire du Premier ministre (c'est-à-dire mon propre salaire). C'est faux. Mon traitement était fixé, comme celui des ministres, par décret du président de la République.
    Il a affirmé que le montant de ce salaire était de 20 000 euros. C'est encore faux. Celui-ci était, quand je suis arrivé à Matignon en 1997, de 59 000 francs net (indemnités comprises), soit 9 000 euros. Ensuite, et jusqu'à mon départ en 2002, ce traitement n'a progressé qu'au rythme des augmentations opérées dans la fonction publique. »

    Si, à moins de 50 jours du premier tour, Nicolas Sarkozy veut présenter aux Français des excuses pour cette embarrassante augmentation de salaire c’est sa liberté, mais qu’il cesse de faire porter à d’autres la responsabilité d’une décision qu’il a prise et qu’il doit assumer.