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    Élections 2012 - Présidentielle et législatives

    Élections 2012 - Présidentielle et législatives

    Economie, entreprise, industrie Vendredi 6 Avril 2012 à 15:32

    Sarkozy propose une France faible dans une Europe en déclin

    Hier, le candidat sortant a ajouté une vaine agitation à son absence d’ambition pour l’Europe. Après cinq années d’exercice de la Présidence de la République, il se prend soudain à exiger des évolutions de la part de l’Europe et de nos partenaires. « Attention » prévient-il, si l’Europe entière ne s’aligne pas sur les positions de Nicolas Sarkozy, la France agira seule, quitte à s’isoler, quitte à être mise au ban par ses partenaires, quitte à s’affaiblir !

    Tout cela serait presque risible s’il ne s’agissait pas de l’un des sujets les plus importants pour notre avenir : l’Europe n’est pas une cour de récréation, suspendue aux coups de menton de Nicolas Sarkozy mais une construction politique dans laquelle c’est la volonté politique qui fait la différence.

    Comme sur les autres sujets, le projet européen de Nicolas Sarkozy c’est le simple constat d’échec de son bilan.

    C’est un aveu d’abandon de toute ambition européenne pour la croissance et pour l’emploi. Sa proposition de gel de la contribution de la France au budget de l’Union européenne traduit une vision rétrécie et faussée de l’Europe : Nicolas Sarkozy devrait pourtant savoir, après cinq ans d’exercice, que la France n’est pas seule à décider du budget de l’Union. Si des efforts budgétaires sont nécessaires partout, il est irresponsable de faire du budget européen, et des dépenses d’avenir qu’il doit porter, le bouc émissaire de la négligence budgétaire du candidat sortant.

    C’est un aveu d’échec car Nicolas Sarkozy n’a pas su protéger les Français de la concurrence déloyale dans les échanges internationaux. Il dit vouloir instaurer la réciprocité dans les échanges commerciaux avec les pays émergents et donner la priorité aux PME européennes ? Que ne l’a-t-il pas proposé au cours des cinq dernières années, lui qui fustigeait il y a encore peu de temps toute forme de protection de nos industries et de nos marchés ? Rien n’a été fait en cinq ans pour établir la réciprocité dans les échanges internationaux, pour améliorer, dans la concertation avec nos partenaires le contrôle des frontières extérieures de l’Europe.

    C’est un aveu d’impuissance enfin. Agacé par sa propre inaction, M. Sarkozy enrage et menace nos partenaires de mettre en place des mesures unilatérales à tort et à travers ! Il faut raison garder : lui qui accusait François Hollande d’irresponsabilité pour vouloir renégocier un traité, se met maintenant à vouloir les renégocier tous.

    A l’opposé de cette vaine agitation qui ne parvient pas à dissimuler un mauvais bilan européen, François Hollande aura un engagement constant, déterminé, pour changer l’Europe, pour l’orienter vers la croissance, vers l’emploi, vers l’avenir. C’est tout le sens de la renégociation du traité d’austérité, qu’il porte depuis plusieurs mois et qu’il mettra en œuvre. C’est tout le sens de ses propositions pour instaurer un juste échange, pour donner la priorité aux PME européennes, pour mettre en place une taxe carbone aux frontières de l’Union. Sans cette ambition, que François Hollande porte, l’Europe et la France seront condamnées au repli et au déclin.