Connectez-vous

Identifiez-vous :

Avec votre compte
Parti-socialiste.fr

Saisissez votre adresse de courriel
Saisissez votre mot de passe

Avec votre compte
Facebook ou Coopol

Coopol connect
Parti socialiste

Economie, entreprise, industrie Lundi 8 Mars 2010 à 14:00

Synthèse du Point presse hebdomadaire de Benoît Hamon

Journée internationale des droits des femmes
La journée des droits des femmes a 100 ans. Cette journée est l’occasion de rappeler que si l’égalité femmes-hommes est inscrite dans la loi, elle est loin d’être acquise.
Dans tous les domaines, les femmes restent cantonnées à une position inférieure ou voient leurs droits bafoués.

Quelques exemples, dans le secteur de l’emploi :
- Plus de 20% de différence de salaires
- 85% des travailleurs précaires sont des travailleuses
- 40% de différence dans le montant des retraites
- Moins de 10% de femmes dans les CA du CAC 40

Concernant les violences :
- 1 viol toutes les 10 minutes
- 1 femme qui meurt tous les deux jours ½
Ainsi, Le Parti socialiste demande solennellement au gouvernement de faire de ce 8 mars une journée d’engagement en faveur des droits des femmes.
Ce n’est pourtant pas compliqué, il s’agit simplement de faire appliquer la loi. Non pas de créer de nouvelles mesures-gadgets (bracelet électroniques) ou de prendre des décisions qui ne concernent que quelques centaines de femmes.

Appliquer la loi, cela signifie notamment :
- débloquer les moyens pour permettre que les 3 séances annuelles (de la maternelle à la terminale) d’éducation à la sexualité aient réellement lieu.
- ouvrir un centre IVG dans chaque hôpital disposant d’un centre de gynécologie
- rembourser tous les moyens de contraception
- faire respecter l’égalité salariale par des mesures persuasives
- mettre très rapidement en place les mesures votées récemment par les députés contre les violences (ordonnance de protection)

Inquiétude en Grèce
Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, est arrivé dimanche à Paris pour faire état de la cure d’austérité qui va toucher la population grecque.

Sous la pression de la communauté européenne, la Grèce a adopté un plan de rigueur d’un total de 4,8 milliards d’euros :
- 1,7 milliards de baisse des salaires et des pensions de retraite des fonctionnaires
- 1,3 milliard d’augmentation de la TVA
- 1,1 milliard d’augmentation des taxes sur les carburants
- 0,7 milliard de baisse des dépenses pour l’éducation et les infrastructures

Cette potion de pure orthodoxie libérale qui aujourd’hui s’applique aux Grecs pour soi-disant résorber le déficit public, commencera dès le lendemain des élections régionales en France.
Prenons par exemple le projet du grand huit en île de France, qui sera financé par la création d’une nouvelle taxe de 3% sur toutes constructions nouvelles en Ile de France pour comprendre que demain, aussi bien dans la réforme des droits sociaux, aussi bien dans l’évolution du nombre de fonctionnaires, ou en matière de dépense  publiques, se seront sur les épaules des contribuables, sur les épaules des fonctionnaires, sur les épaules des retraités que l’on fera peser le triple coût  de cette crise.

Total
Nous serons très attentif à ce qui se passe à Total après la mobilisation des salariés.
Les syndicats et la direction de Total sont réunis pour un comité central d'entreprise extraordinaire dont le principal ordre du jour est l'avenir de la raffinerie des Flandres, située près de Dunkerque, menacée de fermeture.
On entend parler d’un projet de terminal méthanier sur Dunkerque en collaboration avec EDF, mais le maintien de la totalité des emplois est remis en question.

Le Parti socialiste a fait des propositions pour traiter de tels cas, c’est-à-dire des entreprises qui, en pleine crise, annoncent des licenciements et des plans sociaux alors qu'elles continuent de verser des dividendes à leurs actionnaires ou rachètent leurs propres actions :
- le remboursement des aides publiques reçues cinq ans avant toute ouverture de procédure de licenciements ;
- l’obligation de proposer un plan de sauvegarde de l’emploi qui assure le reclassement et la reconversion dans un emploi de catégorie équivalente de l’intégralité des salariés concernés, et qui finance la réindustrialisation des sites affectés
- le cas échéant, en cas de mauvaise fois de la direction, la mise sous tutelle par le tribunal de grande instance.
Le gouvernement  fait preuve d’une grande négligence vis-à-vis des entreprises qui gagnent de l’argent et qui continuent à licencier.
 
Les régionales
Nous constatons que la droite donne un ultime coup de collier dans cette campagne. Je commence à comprendre ce que signifie « la droite décomplexée ».  
Elle doit être très décomplexée  pour que le président de la République , au frais du contribuable  se déplace en Franche Comté pour soutenir son Ministre.  Nous demanderons que la totalité du déplacement de Nicolas Sarkozy soit imputée aux comptes de campagne de l’UMP.
La droite décomplexée doit aussi justifier que l’officier de sécurité de Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, négocie avec les gendarmes pour faire partir M. Bertrand après un dépassement de vitesse à 140km/h.
Je croyais que seuls, le Premier ministre, le ministre de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur avaient le droit, après l’exercice de leurs fonctions, de disposer d’un officier de sécurité. Jamais un ministre du Travail et de l’emploi n’a bénéficié d’un tel privilège. J’espère que le secrétaire général de l’UMP va démentir cette information du JDD.
 
Mobilisation
Pour nous, nous  savons que le vote se cristallise les derniers jours. La mobilisation doit être importante. Martine Aubry participera mercredi au meeting d’Orléans avec François Bonneau, tête de liste pour la région centre, elle sera jeudi au meeting de Paris avec Jean-Paul Huchon, tête de liste pour la région Ile de France, au cirque d’hiver. Il est important de se mobiliser et de ne pas se laisser abuser par les sondages certes positifs, mais qui ne font pas le scrutin du 14 mars.