Europe et international Vendredi 11 Novembre 2011 à 18:40
Syrie
Je condamne avec force la répression féroce que le régime Syrien continue à mener contre son propre peuple et qui a fait déjà plus de 3000 morts selon l’ONU. Depuis plusieurs mois, le Gouvernement Syrien viole de manière brutale les droits humains les plus fondamentaux de ses citoyens. Il revient aussi sur les engagements qu’il a pris, il y a 4 jours à peine, auprès de la ligue arabe auprès de laquelle il s’était engagée à cesser immédiatement la violence, à retirer les forces armées et à donner un accès sans restriction aux médias internationaux.
J’ai entendu l’appel du conseil national Syrien pour une protection internationale de la population civile en particulier à Homs, ville martyre. Je souhaite que les Nations Unies se mobilisent de manière urgente et concrète. La France doit engager le plus rapidement possible avec ses principaux partenaires européens des discussions sur la manière d’y répondre et d’accentuer la pression sur le régime Syrien. Nous devons utiliser tous les moyens possibles pour faire pression sur le régime syrien pour qu’il cesse de faire couler le sang de son propre peuple. Comme dans le cas de la Libye, nous devons mettre en œuvre au sein des Nations Unies la « responsabilité de protéger » qui, je le rappelle, permet d’engager de nombreuses actions sans même recourir à la force. Le débat doit avoir lieu à l’ONU et chaque pays doit prendre ses responsabilités.
Il existe en droit international une responsabilité qui incombe aux gouvernements de protéger les civils. Alors que les peuples arabes expriment leur volonté de changement, nous avons un devoir d’écouter les aspirations légitimes du peuple syrien. Un régime qui tire sur son propre peuple est un régime tyrannique, qui n’a plus aucune légitimité. Bachar Al Assad et ses proches doivent quitter le pouvoir. Le peuple Syrien a droit, lui aussi, à vivre dans la paix et la démocratie.
