Développement durable et ruralité Mercredi 22 Juillet 2009 à 10:47
Taxe carbone
Même si un consensus semble se dessiner sur la nécessité de mettre en place une Contribution Climat Energie, les premières conclusions du comité d’experts montrent malheureusement que les ménages seraient les principaux contributeurs.Pour le Parti socialiste, la mise en place d’un tel dispositif ne peut pas être une recette fiscale d'aubaine, consistant à compenser le manque à gagner lié à la fin de la taxe professionnelle, et ceci en opérant un transfert de charges des entreprises vers les ménages. Le chiffre avancé, de 300 euros de prélèvement obligatoire supplémentaire par ménage, représente une très lourde charge pour de nombreux ménages modestes et pour tous ceux qui n’ont pas d’autre choix que la voiture ou les modes de chauffage au fioul ou au gaz. Pour qu’une taxe carbone soit mise en place, il faut qu’elle soit juste socialement et valable écologiquement. C'est pourquoi la contribution climat énergie universelle (CCEU) proposée par les socialistes s'accompagne de mesures redistributives (aides directes et compensations spécifiques à destination des ménages modestes et des entreprises les plus exposées, aides ciblées sous la forme de « chèques transports » pour les habitants et les entreprises des zones rurales, aides directes aux locataires et propriétaires pour soutenir les ménages en situation de précarité énergétique, avec la création d’un droit opposable à l’efficacité énergétique des logements pour les locataires). Enfin, l'exclusion de l’électricité de l’assiette est une injustice et une hérésie au sens écologique. Elle revient à pénaliser les ménages dont le mode de chauffage est tributaire des énergies fossiles, et à encourager indirectement le chauffage électrique. D’un point de vue écologique, les consommations d’électricité en période de pointe sont très fortement émettrices de CO2. Communiqué de Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable