Société Mardi 19 Janvier 2010 à 14:21
Un an d'Eric Besson au Ministère de l'immigration et de l'identité nationale : Hortefeux en pire
Eric Besson s’est réjoui d’avoir dépassé l’objectif de 27 000 expulsions fixé par Nicolas Sarkozy, avec un total de 29 288 expulsions pour 2009.
Source de drames humains et d’un climat délétère de traque des sans-papiers, cette politique de quotas d’expulsions a un coût humain insupportable, avec le démantèlement de familles et le placement d'enfants en centres de rétention. Cette politique a aussi un coût financier important sur lequel le Ministre reste bien silencieux.
Avec à son passif la fermeture médiatique de la jungle de Calais (reconstituée depuis) et l’expulsion d’afghans par charters vers Kaboul, Eric Besson a franchi un pas supplémentaire dans le cynisme.
Vantant la première place de la France pour les demandes d’asile, Eric Besson occulte l'insuffisance patente de places d’hébergement en Centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) et le taux d’admission des demandeurs, inférieur à celui de pays tels que l’Allemagne.
Enfin, en conditionnant les aides au développement à la signature d’accords de gestion des flux migratoires, le ministre se livre à une politique de chantage à l'aide au développement indigne de la France.
Le Parti Socialiste dénonce l’ensemble du bilan d’Eric Besson, qui s’inscrit dans la droite ligne de son prédécesseur, en pire.
Et les priorités affichées pour 2010 par le Ministre font craindre un durcissement de ces orientations.
Le Ministre a annoncé vouloir rénover les « relations migratoires avec les pays du Maghreb ». Le Parti socialiste souligne que le sommet de l'Union pour la Méditerranée qui a eu lieu lors de la présidence française de l'UE a coûté 16 millions d'euros aux contribuables en évitant soigneusement d'évoquer la question des migrations en Méditerranée.
Les socialistes rappellent leur opposition à la directive Retour dont Eric Besson a annoncé la transposition pour février. Après l’avoir combattu au Parlement Européen, les socialistes continueront à s’y opposer fermement à l'Assemblée et au Sénat.
Communiqué de Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’immigration