Libertés, médias, justice et sécurité Mercredi 23 Novembre 2011 à 8:49
Une nomination politique à la tête du parquet de Paris
La nomination du directeur de cabinet du garde des sceaux comme procureur de Paris soulève des interrogations et des inquiétudes légitimes pour tous ceux qui, comme les socialistes, sont attachés à l'impartialité de la justice.
La nomination à ce poste stratégique d'un collaborateur du gouvernement illustre la poursuite du verrouillage de l'appareil judiciaire par le
gouvernement qui place à tous les postes important du parquet des personnes qui lui sont proches.
Il ne s agit donc pas de la nomination d'un « bon technicien », comme le justifie le garde des sceaux, mais d'une nomination aux motivations
politiques.
Le Parti socialiste défend, dans son projet une autre vision de l'indépendance de la justice, en engageant notamment une indépendance du
Parquet, en rendant obligatoire l'avis conforme d'un CSM reformé, en alignant le statut des membres du parquet sur celui des magistrats du siège
et en interdisant toute instruction ministérielle dans les affaires individuelles.