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Parti socialiste

Réforme de l’Etat et décentralisation Jeudi 22 Février 2007 à 14:40

Une réforme de l'État au rabais

Le Parti socialiste s'élève contre les dernières déclarations de N. SARKOZY sur  la réforme de l’Etat. Ces déclarations sont fausses et dangereuses. Fausses parce qu’il manipule les chiffres pour faire croire à l’hypertrophie de la fonction publique dans notre pays. Dangereuses, parce qu’il assimile la réforme de l’Etat à la réduction systématique des moyens de l’action publique, particulièrement du nombre des fonctionnaires, sans se préoccuper de la qualité du service rendu aux citoyens. En particulier, c’est à tort que N. SARKOZY prétend que les effectifs auraient été très fortement accrus, en dépit de la décentralisation, dans les ministères chargés de l’emploi et de la solidarité. En vérité, le poids de la fonction publique est resté stable en France depuis vingt ans par rapport à l’emploi total (20 %) ou à la richesse nationale (13% du PIB). Rapporté à l’ensemble des dépenses publiques, il a même légèrement baissé de 26 % à 24 %. Le candidat de l’UMP s’engage à supprimer 225.000 postes de fonctionnaires en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, sans indiquer sérieusement dans quels secteurs. Dans la fonction publique territoriale ? Il n’aurait pas le pouvoir de le décider au nom du principe de libre administration des collectivités locales. Dans les hôpitaux ? Les personnels et en particulier, les infirmières et les aides-soignantes sous pression apprécieront … . Dans les services de l’Etat ? L’éducation serait la première victime de cette saignée, plus encore que depuis 2002. Certes, une partie des moyens doit être redéployée pour améliorer l’efficacité de l’action publique. Pour le Parti socialiste, une vraie réforme de l'Etat passe d’abord par une relance du dialogue social dans la fonction publique, préalable indispensable à la remise à plat des missions de l’Etat. En dehors des secteurs régaliens (enseignement, justice, police…), celle-ci devra se consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire à la péréquation des moyens entre les territoires et à ses missions de contrôle (protection de l’environnement, droit de l’urbanisme, droit du travail...). Enfin et surtout, l’organisation administrative de notre pays devra être simplifiée en éliminant les redondances entre niveaux de responsabilité (Etat, région, département, intercommunalité, commune), source de surcoûts. Mieux faire avec plus d'ambition pour un meilleur  service rendu  au public sont les axes prioritaires du Pacte présidentiel  des socialistes. Communiqué de Christian MARTIN Secrétaire national aux Services publics