Sécuriser notre production alimentaire en améliorant les performances qualitatives, quantitatives et sanitaires de nos agricultures

Le Parti socialiste soutient une politique agricole garante d’une production alimentaire de qualité, suffisante pour couvrir les besoins des populations, qui participe étroitement à la vie économique et sociale des territoires ruraux et respecte l’environnement.

Les enjeux

Traiter de la politique agricole, c’est aussi s’intéresser à l’alimentation et se donner les moyens d’assurer en premier lieu la souveraineté alimentaire du pays. C’est être conscient que l’agriculture a un impact direct sur l’environnement, et qu’elle doit, en contrepartie, le respecter.

Or, l’agriculture intensive qui s’est développée depuis plus de cinquante ans a été fondée essentiellement sur le machinisme, l’utilisation massive de la chimie et celle des antibiotiques – au détriment de l’activité microbienne des sols, de la biodiversité naturelle, d’une alimentations saine. Les effets négatifs sont lourds : fin de l’augmentation des rendements, pollutions multiples, etc. Une réorientation des modes de production est une nécessité impérieuse.

Traiter de la politique agricole, c’est s’intéresser à ceux qui produisent et font vivre nos territoires ruraux, aux paysans dont le nombre diminue chaque année, appauvrissant la vie de nos territoires.

La course à la productivité, qui a encouragé l’agrandissement des exploitations, les monocultures, s’est faite aux dépends du maillage territorial et des dynamiques économique et sociale. PME et artisanat de l’agroalimentaire sont ainsi largement pénalisés au détriment de grosses structures dont les intérêts sont avant tout commerciaux. Produire moins cher engendre d’une part des coûts sociaux et environnementaux qui sont ensuite renvoyés à la société et, d’autre part, fragilise nos productions et notre autosuffisance alimentaire puisque c’est le marché mondial qui est privilégié.

Traiter de la politique agricole, c’est connaître la place économique importante de l’agriculture et l’agroalimentaire : 1er secteur industriel français en termes de chiffre d’affaires comme en termes d’emploi (plus de 3 % du PIB). Néanmoins ces performances sont en régression et nos importations importantes.

Ce que proposent les socialistes

Concilier les 3 données fondamentales : l’économique, l’environnemental et le social. Produire plus pour répondre à la croissance de la demande mais produire mieux pour répondre aux exigences sociales, environnementales et d’une alimentation saine, avec :

  • l’agro-écologie qui privilégie les processus biologiques, les variétés culturales et la biodiversité, et l’agroforesterie ;
  • l’agriculture biologique;
  • des élevages plus autonomes, moins dépendants des importations d’alimentation animale, notamment du soja OGM ;
  • la promotion d’une alimentation saine et vectrice d’activités socio-économiques : circuits courts privilégiant agro-écologie et bio, éducation à l’alimentation, lutte contre le gaspillage alimentaire… ;
  • des filières de production mieux structurées pour une plus juste répartition de la valeur ajoutée, notamment vers les producteurs;
  • un meilleur contrôle du foncier agricole pour privilégier les installations de nouveaux agriculteurs et la transmission du patrimoine ;
  • le développement de l’action collective des exploitants ;
  • l’amélioration de l’éducation-formation, de la recherche au profit des agriculteurs.

Ces orientations ont été promues par le ministre, Stéphane Le Foll, lors des négociations de la PAC et de la loi d’avenir agricole.

A moyen terme, nous travaillons à :

  • une réorientation de la politique agricole commune (PAC) en faveur de l’emploi agricole et d’une politique environnementale forte, une répartition plus juste des aides publiques ;
  • des règles sociales européennes ;
  • des régulations de marché que l’Europe libérale a fait disparaître ;
  • le respect de nos choix de société lors des négociations internationales ;
  • une autre gouvernance mondiale pour le respect de la souveraineté alimentaire des grandes régions de la planète.

Ce que propose la droite

 La droite se contente d’épouser les thèses du syndicat d’exploitant le plus représentatif – faisant fi des autres.

Favorable aux orientations socio-économiques libérales (production intensive, agrandissement des exploitations, nivellement par le bas de la qualité de certaines productions), elle s’oppose quasi systématiquement à la mise en œuvre des normes environnementales, prône le marché sans régulation et a soutenu la fin des quotas de production (conséquences : surproduction, chute des prix, liquidation de centaines d’exploitations…).

Ce que propose l’extrême droite :

La sortie de l’Europe, soit la fin de la PAC et la renationalisation de la politique agricole avec ses conséquences internationales.

 L’agriculture moderne est face à un double défi : nourrir un monde toujours plus nombreux – nous serons 9 milliards en 2025 – et préserver les ressources naturelles. Cette responsabilité historique amène les agriculteurs à inventer les outils, les méthodes et les pratiques qui permettent cette double performance : écologique et économique.

Conférence organisée par Demain la Terre – 18 septembre 2013

L’agriculture en France : 480 000 exploitations agricoles (Agreste 2011) dont près de 26 500 engagées en “bio”.

C’est aussi 952 000 actifs permanents (3,6 % de la population active) dont 163 000 salariés (Ania 2013).

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