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La pratique sportive : une voie d’émancipation

La France s’apprête à organiser de grandes manifestations sportives dans les années à venir et Paris a déposé sa candidature pour accueillir les Jeux Olympiques en 2024. Mais au quotidien, le sport est également un formidable outil éducatif, de mixité et de cohésion sociale. Il est en outre un réel enjeu d’émancipation et de liberté, porteur des valeurs de respect et de fraternité. Malheureusement, les valeurs du sport sont aujourd’hui biaisées par des intérêts financiers comme en témoigne les scandales à répétition au sein de l’UEFA, la multiplication des cas de dopages, les matchs truqués…

Les enjeux

Développer la pratique du sport comme moyen de renforcer le vivre ensemble et l’éducation à la citoyenneté exige de la volonté, du temps et des moyens. Sur ces trois points, le quinquennat Sarkozy aura été un fiasco marqué par une incroyable instabilité ministérielle (cinq ministres en cinq ans), une faillite morale (« l’affaire des quotas », la gestion de la « grève » des bleus en Afrique du Sud,…), un financement dérisoire à hauteur de 0,15% du budget de la nation (contre 3% promis), un déficit de 50 millions d’euros du budget sport alors que la France compte quelques 15 millions de licenciés.

C’est donc un pan entier de nos politiques publiques qu’il convient de reconstruire, de bas en haut, pour prendre en compte les besoins des sportifs de haut niveau comme celui des clubs dans les quartiers.

Ce que proposent les socialistes

Les socialistes ont inspiré et soutenu depuis 2012 de nombreuses mesures engagées par le gouvernement en faveur du sport.

C’est le cas du programme « citoyens du sport » qui se traduit par la création de 400 emplois supplémentaires d’éducatrices et éducateurs sportifs au sein des clubs actifs auprès de la population dans les quartiers de la politique de la ville – une mesure qui s’ajoute aux 1 000 emplois d’éducateurs sportifs à créer de 2015 à 2017 ; la formation de 1 500 jeunes en insertion aux métiers du sport ; l’accueil de 15 000 missions de service civique dans le champ « Sport » sur la période 2015 – 2017.

Les socialistes ont en outre appuyé deux grandes lois votées au Parlement : le statut du sportif de haut niveau (4 sportifs de haut niveau sur 10 gagnent moins de 500 euros par mois) visant à protéger ces sportifs pendant leur carrière sportive, à sécuriser leur statut juridique, à préparer à la carrière sportive et à l’après-carrière sportive ; la « prescription sport », une avancée en matière de sport-santé pour encourager les médecins à prescrire des activités physiques adaptées aux personnes souffrant d’affections de longue durée.

Les socialistes soutiennent par ailleurs les actions du gouvernement en matière de lutte contre les discriminations dans le sport avec la campagne #Coupdesifflet – l’homophobie en mai 2015, le handicap en novembre 2015, les comportements sexistes puis racistes en mars 2016…

Le Parti socialiste demande qu’une large réflexion soit engagée sur la gouvernance du sport (incluant la représentation des supporters dans les conseils d’administration des clubs de sport), sur le rôle et la place des femmes et des jeunes dans les instances sportives et sur le développement de l’éducation physique et sportive à l’école.

Ce que propose la droite

Rien de nouveau depuis le quinquennat Sarkozy. La volonté de la droite de contraindre le budget de l’Etat fait peser un risque sur le devenir des politiques publiques en faveur du sport. Ce qui se passe dans les collectivités locales depuis 2014 est inquiétant, de nombreux clubs ont vu leurs subventions diminuer dans les communes conquises par la droite.

Ce que propose l’extrême droite

Le projet du Front national ne prévoit aucune entrée thématique pour le « sport », c’est donc un impensé pour le parti d’extrême droite à peine corrigé par un communiqué de presse en février 2015 pour saluer la victoire de l’équipe de France de Handball.

Dans les communes qu’ils dirigent, les élus frontistes ont baissé les subventions à de nombreuses associations sportives, et en particulier aux clubs de football – renvoyant aux déclarations de ce parti contre l’origine des joueurs de l’équipe de France, leur absence de patriotisme.

Le parti de Marine Le Pen préparerait-il l’application de la préférence nationale dans le sport ?

Diffuser le sport, en faire une activité de tous les jours, inciter chacun à le pratiquer, lutter contre les inégalités, permettre des équipements sportifs, voilà une belle ambition.

François Hollande, février 2012

  • 35 millions de français (de plus de 15 ans) déclarent avoir pratiqué au moins une activité physique durant l’année ;
  • 23,5 millions de la population pratiquent une activité physique au moins une fois par semaine (49% de la population) ;
  • 16 millions de licenciés sportifs : le mouvement sportif, la plus grande force associative française avec son réseau de clubs, de salariés, ses 3,5 millions de bénévoles dans 180 000 associations,…
  • 280 000 emplois liés au sport
  • 34 milliards d’euros, soit 1,8 % du PIB, c’est la dépense sportive nationale.
  • Au total, le budget des sports atteindra donc 497 millions d’euros en 2016 contre 494 millions dans le précédent exercice (+0,6%). Les crédits alloués au sport enregistrent une hausse de 4% dans le projet de loi de finances 2016, à 233 millions d’euros.

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