Vous ne pouvez pas aller voter ?
Pensez à faire une demande de procuration
Cliquez ici pour faire votre demande

L’éducation populaire, un formidable outil d’innovation

On dénombre en France plus d’un million d’associations, environ 13 millions de bénévoles et 23 millions de personnes de plus de 14 ans sont membres d’une association. C’est un secteur dans lequel le capital humain est une richesse plus encore qu’ailleurs (le salariat et le bénévolat sont estimés à 1 million d’ETP). C’est donc un secteur dynamique, diversifié et très hétéroclite.

Evoquer le triptyque « Education, émancipation, vie associative », c’est pour les socialistes faire immédiatement référence à l’éducation populaire, dont le projet, porté dans la seconde moitié du XIXème siècle par quelques républicains, a consisté à permettre à chacun de se faire sa propre opinion en faisant preuve d’esprit critique.

L’éducation populaire a depuis accompagné les grandes avancées sociales qui jalonnent l’histoire de la République. En tant qu’instruments d’accomplissement personnel et d’émancipation collective, les mouvements d’éducation populaire ont continuellement appuyé et nourri les aspirations démocratiques. Ils militent aujourd’hui pour une diffusion de la connaissance au plus grand nombre afin de permettre à chacun de s’épanouir et de trouver sa place de citoyen.

Les enjeux

Les associations d’éducation populaire ont été considérablement affaiblies par les politiques de droite qui ont organisé la réduction continue des moyens dédiés à l’accompagnement et à l’animation des projets en direction de la jeunesse. Ces politiques ont eu pour effet d’accroître les difficultés des associations d’éducation populaire, désormais contraintes de répondre à des appels d’offres et à des délégations de service public qui leur font perdre l’essence même de leur objet.

Ce que propose les socialistes

L’éducation populaire est un formidable outil d’innovation. En constant renouvellement, elle est le creuset de démarches et de projets qui font émerger de nouvelles problématiques sociales. La création en 2012 d’un ministère « des Sports, de la Jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative » est un signe fort adressé aux acteurs de l’éducation populaire et concrétise l‘engagement du candidat François Hollande d’agir prioritairement pour la jeunesse.

Alors que notre société est en train de vivre un période de mutations majeures, que les politiques publiques ont du mal à intégrer et à anticiper ; alors que le développement de la société de l’information et de la communication bouleverse le régime de partage des savoirs ; alors que les formes de l’engagement se renouvellent de manière forte et qu’apparaissent de nouvelles formes de lien social, nous avons besoin d’éducation populaire, c’est-à-dire de :

  • continuer à reconnaître à chacun-e la capacité de se former et de progresser tout au long de sa vie, de manière permanente;
  • ne pas limiter à la diffusion d’une culture savante mais accompagner et promouvoir d’autres cultures;
  • s’adresser à tous, notamment aux plus défavorisés économiquement, socialement et culturellement.

Les socialistes sont persuadés que c’est dans et par l’éducation populaire que nous trouverons quelques-unes des réponses que les institutions et les acteurs publics ne peuvent aujourd’hui ni imaginer, ni apporter.

Parce que les questions de « vivre ensemble » et de « faire société » sont au cœur du renouveau social, culturel et démocratique dont la France a aujourd’hui besoin, les socialistes s’engagent dans l’élaboration et la réalisation d’une politique ambitieuse d’éducation populaire qui associe tous ses acteurs : les associations, les collectivités territoriales et l’Etat, mais aussi ses millions de militants, de bénévoles et de bénéficiaires : c’est-à-dire chacun d’entre nous !

Ce que propose la droite

Elle souhaite poursuive la « casse » de l’éducation populaire engagée sous les années Sarkozy par l’instauration d’une politique d’austérité budgétaire. Revenu à la tête de collectivités locales en 2014 et 2015, elle n’a eu de cesse de baisser ou de supprimer des subventions aux associations, de censurer des spectacles…

Ce que propose l’extrême droite

Il n’est pas interdit d’affirmer que l’éducation populaire est aux antipodes du projet du Front national. Dans les villes qu’il dirige, ses élus ont d’ores et déjà fermé plusieurs espaces dédiés aux jeunes et à leurs parents et réduit de manière drastique les subventions à de nombreuses associations.

Susciter la curiosité et éveiller les consciences. Développer l’esprit critique et aller contre les idées préconçues. Construire du collectif, du vivre-ensemble, de la solidarité. S’émanciper pour agir ensemble dans la société. En ces mots réside l’essentiel des défis pédagogiques de l’éducation populaire et des courants de pensée qui lui sont associés.

Education populaire, le temps de l’engagement, Michel Ménard, Fondation Jean Jaurès.

L’éducation populaire irrigue notre quotidien, avec environ 430 000 associations, 6 millions de bénévoles et 680 000 emplois que l’on retrouve dans les centres de loisirs, des Maisons des Jeunes et de la Culture, dans les écoles ou encore les universités populaires.