Construire une aire d’échanges et de mobilités dans une logique multiculturelle

Les enjeux

Dans une ère globalisée, où les espaces géo-culturels et les aires linguistiques tendent à devenir des outils d’influence et de puissances économiques, un défi est lancé à la francophonie.

Ce que proposent les socialistes

Le nouveau cadre stratégique 2015-2022 issu du quinzième Sommet de la Francophonie à Dakar des 29 et 30 novembre 2014 souligne l’importance de la langue partagée comme un outil au service de l’économie et une opportunité unique de favoriser les échanges entre les pays francophones.

Les axes de travail et de réflexion des socialistes dans le champ de la francophonie ont trait à la défense de la langue française et de la francophonie, à la promotion de réformes et mesures garantes d’un accès élargi à l’éducation et à la formation des enseignants, à la réactivation des échanges éducatifs, scientifiques, culturels et économiques au sein de l’espace francophone, à la mise en valeur du rôle de la Francophonie pour répondre aux enjeux actuels tels la défense des principes démocratiques, à la lutte contre le terrorisme et les questions environnementales et climatiques.

Mais la politique francophone doit se construire dans une logique multiculturelle qui ne sache mettre en concurrence les langues mais qui au contraire perçoive et favorise leur interconnexion dans un objectif d’enrichissement mutuel.

Ce que propose la droite

Abrogée par François Hollande dès son accession au pouvoir, la circulaire de l’ancien ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, en date du 31 mai 2011, a provoqué des dégâts considérables au sein de l’espace francophone, restreignant l’accès aux visas pour les étudiants, les chercheurs, les professeurs, etc. Non à la mobilité, oui aux affaires et à la Françafrique (nous nous souvenons ainsi du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy en juillet 2007). Ainsi, pourrait être résumée la politique francophone de la droite actuelle.

Ce que propose l’extrême droite

La politique francophone du Front National s’axe autour des prétendus dangers du multiculturalisme. Il s’agit notamment pour le parti frontiste, sous couvert de protéger l’exception culturelle française, de renouer avec le principe qui lui est cher de préférence nationale.