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Pour une politique commune, coordonnée et solidaire

Les enjeux

Ces dernières années, la droite, comme l’extrême droite, a instrumentalisé le sujet migratoire, jouant sur la désinformation, les peurs et les fantasmes. Se sont ainsi multipliés les discours riches en contre-vérités et amalgames.

Face à cela, le travail socialiste est de rétablir les faits, de défendre les valeurs républicaines de tolérance et de solidarité et de porter une nouvelle approche de la question migratoire, qui ne se cantonne plus au territoire et se révèle plus globale. En effet, l’émergence de nombreux défis globaux nous oblige à penser cette question de manière transversale, humaine et, surtout, solidaire.

Ce que proposent les socialistes

Face au bilan accablant de la droite, les mesures prises par les socialistes, depuis leur victoire aux élections présidentielles et législatives, ont eu pour volonté de rétablir enfin le respect des droits et la dignité des migrants.

Parmi ces mesures et conformément aux engagements du président Hollande, les socialistes ont procédé, entre autres choses, à l’abrogation de la circulaire du 31 mai 2011 qui privait des étudiants étrangers d’un accès au marché du travail et à la fin du placement systématique en rétention des familles avec enfant (encouragé par la loi du 16 juin 2011).

En outre, les critères de naturalisation et de régularisation des étrangers en situation irrégulière ont été clarifiés afin de favoriser une meilleure intégration dans le respect des valeurs républicaines auxquelles nous sommes, en tant que socialistes, fortement attachés.

Enfin, face à l’augmentation constante de réfugiés et déplacés, les socialistes se battent pour le strict respect du droit d’asile, droit constitutionnel et international, longtemps ignoré par la droite. La loi adoptée le 29 juillet est ainsi porteuse de multiples avancées.

Face notamment aux drames qui se jouent aux portes de l’Union européenne, le Parti socialiste souligne l’importance de bâtir une politique de migration globale, durable, responsable et coordonnée mais également de poursuivre sa politique d’aide au développement et de soutien aux réfugiés. En parallèle, les progressistes doivent défendre une vision positive de l’immigration, qui, à contre pied des contrevérités et amalgames multiples, sache mettre en valeur ses caractères positifs tant pour les migrants que pour les pays d’origine et d’accueil.

Ce que propose la droite

Alors qu’il prétend vouloir se différencier du parti frontiste en prônant une approche « humaniste », le parti Les Républicains semble courir parfois derrière la rhétorique frontiste :

  • en maintenant l’amalgame entre question d’immigration et question d’asile ;
  • en agitant une nouvelle fois la carte de la division, de la stigmatisation, en dépeignant les migrants comme de  potentiels « profiteurs » et prônant une remise en cause des prestations leur étant accordées ;
  • en réclamant la révision du regroupement familial ;
  • en prônant une logique, dangereuse, concentrationnaire, en proposant des centres de rétention hors Schengen. L’existence de ces camps est impossible par ailleurs sur le plan juridique : cela reviendrait à créer un espace extraterritorial dans un Etat souverain.
  • en remettant en cause l’acquis Schengen ou encore le droit du sol.

Ce que propose l’extrême droite

Fidèle à elle-même, encline à un discours alarmiste, xénophobe, évoquant une immigration massive et craignant le déclin de la France au nom des prétendus dangers du multiculturalisme, l’extrême droite prône une lutte contre l’immigration clandestine et une réduction drastique de l’immigration légale (via la réduction drastique des titres de séjour délivrés et une réforme du droit d’asile) et le départ d’un certain nombre d’étrangers légaux déjà présents en France.

L’extrême-droite remet ainsi en cause des principes et textes nationaux et/ou internationaux fondateurs tels que le code de la nationalité française (avec la suppression du droit du sol), les accords de Schengen ou la Convention européenne des droits de l’homme.

Enfin, c’est dans cette logique que le parti frontiste façonne une politique d’aide au développement comme instrument de « régulation » migratoire et d’expulsion.