Construire une société réellement inclusive

Lutter contre l’exclusion et améliorer la prise en charge des handicaps sont les deux facettes d’un même impératif :  Construire une société réellement inclusive

La lutte contre l’exclusion, quelle que soit son origine ou sa cause, est une constante de la politique du Parti socialiste. Parvenir à une société reconnaissant tous ses membres, à une société ne laissant personne sur le bord du chemin, à une société réellement inclusive demeure un objectif essentiel.

 

Les enjeux

L’exclusion résultant de la pauvreté, comme celle que subissent trop souvent les personnes en situation de handicap, ont cela de commun qu’elles se sont accrues lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

La crise de 2008 et la politique de la précédente majorité ont contribué à l’explosion dramatique des précarités dans notre pays. Durant ces années, les politiques publiques de solidarité ont souffert de réorientations brutales, injustes et inefficaces. La droite a non seulement affaibli notre système de solidarité mais elle a aussi tenté d’opposer les uns aux autres, par exemple les travailleurs pauvres aux bénéficiaires des minimas sociaux.

De même, en abordant les questions du handicap comme des questions « à part », plutôt que façon transversale, comme une composante normale de chaque sujet de société, la droite a contribué à isoler nombre de nos concitoyens confrontés au handicap.

Dès lors, toutes les actions conduites depuis 2012 ont eu pour ambition de rompre cette dynamique, de renforcer la dignité de chacun, de rétablir la cohésion de notre pacte social.

 

Ce que propose la droite

Ce que propose la droite, nous le savons, nous l’avons vu à l’œuvre pendant 10 ans.

D’abord, propager un discours stigmatisant en substituant le mot « solidarité » par celui d’« assistanat ». Pour lutter contre « l’assistanat » elle propose, entre autres, qu’un chômeur ne puisse plus recevoir d’allocation s’il refuse un emploi ou que l’octroi du RSA soit conditionné à «l’exercice d’une activité au service de la communauté».

Ensuite, comme le Front national, crier aux fraudes massives et aux « gaspillages » des aides sociales, des allocations familiales, des aides au logement, jusqu’à l’Aide Médicale d’Etat (AME) qu’il faudrait purement et simplement supprimer.

Enfin, lorsque les problèmes sont complexes et qu’ils méritent de l’engagement dans la durée, surtout, ne rien faire. Sur la question centrale de l’inadaptation des lieux ouverts au public aux personnes en situation de handicap, facteur majeur d’exclusion, en 2012, seuls 30% de ces lieux avaient été rendus accessibles, alors que la droite avait tous les moyens d’avancer depuis la loi 2005.

 

Ce que propose l’extrême droite

La fraude sociale, dont les étrangers en situation irrégulière seraient les premiers bénéficiaires, est l’obsession du Front national. Sa solution idéale : un Plan anti-fraude piloté par un Secrétariat d’Etat à la lutte contre la fraude. Voilà toute sa « politique » de lutte contre la pauvreté.

Concernant le handicap, tentant maladroitement de compiler des mesures proposées par le milieu associatif, le manque de propositions concrètes et viables a longtemps caractérisé le FN. Maintenant, il semble que le FN prône la « préférence nationale » pour les « handicapés français » et entend les opposer aux autres catégories de publics en difficulté.

 

Ce que proposent les socialistes

Avec le Plan de « lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale » lancé depuis 2013, il s’agit de mettre fin à la stigmatisation des plus modestes, de répondre à l’urgence sociale et de structurer une politique de solidarité sur le long terme. Ce sont 2,7 milliards d’euros qui ont été redistribués en 3 ans à 2,6 millions de foyers précaires soit l’équivalent de 1000 € par ménage.

Dans le même temps, des efforts importants ont été produits pour simplifier la lisibilité et les procédures des mesures d’aides sociales, en particulier pour la prime d’activité entrée en vigueur le 1er janvier 2016.

Avec la loi de « refondation de l’Ecole de la République » qui a sécurisé le cadre professionnel des accompagnants de vie scolaire (AVS) et a permis de pérenniser leur recrutement, c’est la volonté assumée de permettre à toujours plus d’enfants en situation de handicap de suivre une scolarité la plus normale possible qui a été mise en œuvre.

Deux exemples de mesures importantes qui concourent au même objectif : construire une société plus égalitaire, une société plus ouverte, dans laquelle les réponses et les prises en charge seront adaptées à la situation de chacun. Une société permettant à chacun de mener une vie sociale normale mais non normée. Une société inclusive et fraternelle.

 

L’égalité, l’égalité toujours, l’égalité ce sont les mêmes droits pour tous… C’est le droit, pour les personnes handicapées, de vivre la vie la plus normale possible.

François Hollande, discours du Bourget, 22 janvier 2011.

 

Elle (la CNH) doit nous mettre à la hauteur de l’enjeu qu’est la reconnaissance. C’est le regard qu’une société doit porter sur le handicap, sur la différence. Changer le regard, c’est considérer les douze millions de personnes qui vivent avec une incapacité ou un handicap. C’est les reconnaître non pas comme des victimes, mais comme des acteurs essentiels, comme des personnes avec des droits, avec des aspirations, avec des projets, avec des talents. 

François Hollande, discours de conclusion de la Conférence nationale du Handicap, 11 décembre 2014.

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