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Une politique familiale plus juste, plus proche des besoins des familles, plus dynamique…

La famille reste pour les Français un facteur de stabilité, de protection et d’épanouissement. Mais la famille évolue dans sa structure, son quotidien, aussi les besoins des parents et ceux des enfants ont changé.

Aujourd’hui, il faut reconnaître, soutenir et accompagner toutes les familles et donner à chacun la possibilité d’une vie familiale harmonieuse, tel est le cœur de la politique de gauche défendue par le Parti socialiste.

Les enjeux

La politique familiale est un des piliers de notre société et le moteur de notre développement. Aujourd’hui, il y a 22% de familles monoparentales, et un enfant sur 9 vit dans une famille recomposée. Reconnaître la famille sous l’angle de sa diversité, tel est l’enjeu auquel les socialistes sont confrontés. La reconnaissance de la diversité familiale, dans sa forme, son organisation, permettra d’émanciper la famille du modèle unique que la droite cherche à imposer depuis toujours malgré les réalités, restant incapable de traiter les questions sociétales qui sont apparues au fil des années.

En 2012, après 10 ans d’immobilisme, il y avait urgence à agir pour pérenniser notre politique familiale. Il fallait la moderniser dans la justice tout en préservant les acquis de notre système et la rendre plus efficace en corrigeant les inégalités. Pour cela, le gouvernement a choisi notamment de redéployer les moyens en réduisant l’avantage fiscal dont bénéficiaient les familles les plus aisées et paradoxalement, par ce mécanisme, les plus aidées.

Ce que propose la droite

En 2002, la droite avait trouvé une branche famille à l’équilibre et l’a laissée, 10 ans plus tard, avec près de 3 milliards d’euros de déficit.

Au-delà de sa déplorable gestion, avec une vision rétrograde et réactionnaire de la famille, ce sont des années d’immobilisme qui ont fragilisé notre politique familiale. Avec la droite, les familles monoparentales stigmatisées se voyaient reprocher d’entraîner une augmentation de la délinquance juvénile. Les familles les plus vulnérables, dans le même esprit, étaient menacées de suspension des allocations familiales pour cause d’absentéisme scolaire. La qualité de l’accueil des tout-petits avait été dégradée par une politique de sous-financement des équipements, de remise en cause des normes d’encadrement et de refus d’accès précoce en classe de maternelle. Au-delà des conséquences sur la socialisation et l’éveil des enfants, c’est l’équilibre économique des familles qui se voyait menacé par la difficulté accrue pour les mères de travailler en l’absence de solution d’accueil.

Ce que propose l’extrême droite

Pour les mères ou les pères faisant le choix de renoncer à une activité professionnelle pour élever leurs enfants, le FN propose de verser un «revenu parental » d’un montant équivalent à 80 % du Smic, pendant trois ans à partir du 2ème enfant et renouvelable pour 4 ans, pour le 3ème enfant. Ce que le FN ne dit pas c’est que ce « revenu parental » sera vraisemblablement choisi quasiment exclusivement par des femmes, puisqu’elles touchent en moyenne 27 % de salaire de moins que les hommes pour un poste équivalent et occupent 80 % des emplois précaires. C’est à dire le retour de femmes au foyer, sans autonomie, ni retraite ! 

Ce que proposent les socialistes

Les politiques familiales, pour être cohérentes, doivent être transversales. En effet, elles interrogent les questions de l’emploi, de l’égalité femmes-hommes, de la justice sociale et fiscale, de l’aménagement du territoire, du développement économique, de l’action des collectivités locales…

Les socialistes ont depuis longtemps intégré les changements sociétaux profonds que vivent nos concitoyens. N’en déplaise aux réactionnaires, les femmes travaillent, les familles se recomposent, et les familles monoparentales sont, plus que d’autres, exposées à la pauvreté. La politique familiale doit tenir compte de ces évolutions pour mieux répondre aux besoins des parents et des enfants et ne peut se limiter à la seule aide financière et matérielle. Sans remettre en cause l’universalité des allocations familiales, qui constitue le fondement du consensus républicain, il est nécessaire de considérer les prestations familiales sous un nouvel angle.

Aujourd’hui, notre modèle de protection sociale a créé des inégalités importantes qui doivent être corrigées. Certains dispositifs sont encore mal ciblés ou mal adaptés. Il faut soutenir davantage les familles qui en ont le plus besoin, tel est l’objectif de la réforme des allocations familiales. Par ailleurs, il faut aussi accroître l’offre d’accueil des jeunes enfants.

Cette rénovation de la politique familiale a déjà été lancée par le Gouvernement, en adoptant un ensemble de mesures concrètes notamment pour les familles modestes, la majoration importante de l’Allocation de rentrée scolaire (ARS) de plus de 25% dès 2012 pour tous, et pour les familles monoparentales, l’objectif d’accueil de 10% dans les crèches ainsi que la généralisation en 2016 de la garantie des impayés de pensions alimentaires. Elle nous permet aussi de poursuivre la création de solutions d’accueil des tout-petits, 275 000 places prévues en 2017.

Toutes ces mesures doivent se poursuivre résolument afin de rétablir l’équilibre des comptes, de concrétiser les objectifs de la politique familiale dans la justice fiscale et le rééquilibrage territorial en matière d’accueil tout en maintenant l’excellence et la qualité de notre système, c’est à dire la capacité à combiner un taux d’activité professionnelle des femmes et un taux de fécondité élevés.

(…) Les familles sont libres de faire des enfants ou de ne pas en faire. Libres aussi de faire le nombre d’enfants qui leur paraît souhaitable. La liberté, c’est de pouvoir également s’arrêter pour éduquer ses enfants, ce que le congé parental permet.

La liberté, c’est aussi de pouvoir continuer à travailler tout en éduquant ses enfants, ce qu’un certain nombre de prestations permettent, et surtout d’équipements. C’est pourquoi la politique familiale n’est pas simplement le versement d’allocations ou de prestations, ce sont aussi des services qui sont proposés pour notamment l’accueil de la petite enfance (…)

Discours de François Hollande sur la politique nationale, Paris, 20 décembre 2014.