COP 23 : une étape transitoire, un enjeu politique majeur

06 novembre 2017

La COP23 qui s’ouvre à Bonn pour deux semaines est une étape transitoire dans la perspective de la COP24, qui se tiendra en décembre 2018 en Pologne et qui devra rehausser l’ambition des Etats pour mettre en œuvre l’Accord de Paris. Si son agenda peut apparaitre technique (règles d’application, « dialogue de facilitation »), pour le Parti socialiste, son principal enjeu sera politique.

Les délégués des États signataires auront à montrer leur détermination à lutter contre le réchauffement climatique alors que les données scientifiques qui s’accumulent sont inquiétantes. Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis 1880 et l’année 2016 détient le record de concentration de CO2 dans l’atmosphère (Organisation mondiale de la météorologie). Dans le même temps, les catastrophes naturelles se succèdent à un rythme et à des niveaux élevés. En 2016, 23 millions ont été « déplacées » suite à ces cataclysmes (Oxfam) et 26 millions tombent chaque année dans la pauvreté (Banque mondiale).

Ils devront surtout impulser une nouvelle dynamique pour porter l’Accord de Paris. Il faudra faire sans les États-Unis et avec les hésitations de la Russie, conforter le volontarisme de la Chine et de l’Inde et entendre la voix des États insulaires, menacés de disparaître, portée par la Présidence fidjienne. Pour le Parti socialiste, il sera essentiel que la COP23 obtienne des avancées en matière de solidarité financière, en abondant et consolidant le fonds vert de 100 milliards de dollars par an promis dès 2020, une condition de la réussite internationale de l’Accord.

Le Parti socialiste invite le Président de la République, Emmanuel Macron, et son ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, à poursuivre l’action de la France impulsée en 2015 pour le climat et à agir pour garantir l’avenir de l’Accord de Paris.