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Rapport – 50 recommandations pour nos institutions

Rapport – 50 recommandations pour nos institutions

Découvrez le rapport 50 recommandations pour nos institutions présenté par Laurent Dutheil, Secrétaire national en charge du pôle «Préparation de l’avenir» et Nicolas Sfez, Secrétaire national adjoint en charge des Institutions.

Chacun s’accorde aujourd’hui à considérer que la réforme constitutionnelle reste à faire.

D’autant qu’avec la défiance généralisée à l’égard du politique et la crise économique qui s’enlise, les traditionnelles critiques sur la Ve République se font plus virulentes et les appels à un changement de République se multiplient.

La droite et l’extrême droite, chacune pour ce qui la concerne, dramatisent l’enjeu à dessein et parlent de crise de régime. Notre Premier secrétaire les accuse de «jouer la crise» pour mieux servir leur thèse du recours.

À gauche, des voix de plus en plus nombreuses considèrent que cette Constitution bouclier a instauré une «démocratie sans le peuple» et que la fracture s’élargit entre une société en mouvement et des institutions qui seraient devenues plus rigides que solides comme l’a encore relevé la mission Bartolone dans son rapport sur l’avenir des institutions: «Refaire la démocratie» présenté le 2 octobre 2015.

Il apparaît ainsi indispensable aux socialistes de préciser leur réflexion institutionnelle dans ce contexte de forte défiance citoyenne.

À la fois plus autonome et plus individualiste, l’expression politique citoyenne est incontestablement devenue plus défiante et plus critique. La défiance qui s’est installée et qui s’est généralisée à l’encontre des institutions comme du personnel politique a fait le lit d’une crise de la représentation et suscite une réticence croissante à l’égard de tous les types de médiation politique. D’une part la défiance à l’égard de la classe politique et des institutions fragilise tous les mécanismes de la représentation démocratique. D’autre part, le rapport aux élections s’est beaucoup modifié et l’électorat est devenu intermittent. Enfin, le développement des médias en continu et des réseaux sociaux a modifié le rapport au temps politique. L’instantanéité et la démultiplication des messages ont accéléré de façon spectaculaire le désir de voir se réaliser la promesse politique mais aussi le risque que le citoyen soit constamment frustré et mécontent.

Plutôt que d’invoquer une crise de régime inéluctable, nous proposons de débattre sans tabou des défauts de fabrication d’un régime en crise et des conditions dans lesquelles les Français pourraient à nouveau se reconnaître dans leurs institutions. Tel est l’objet de notre réflexion et les raisons de nos recommandations qui s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la démocratie. Celles-ci s’articulent autour de deux axes : La rénovation de la vie politique (première partie) et le rééquilibrage des pouvoirs (seconde partie).