Droit à l’IVG : La droite en pleine régression

29 septembre 2016

Au lendemain de la journée mondiale du droit à l’avortement, la droite sénatoriale fait preuve d’une grave ambiguïté sur un enjeu pourtant majeur pour les droits des femmes.

La ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, avait annoncé mardi sa décision de créer un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse par le biais d’un amendement au projet de loi « égalité et citoyenneté ».

Depuis 1993, entraver l’accès à l’IVG est un délit. Or, de nombreux sites anti-IVG, faussement neutres ou se faisant passer pour officiels, prolifèrent avec pour but de culpabiliser les femmes et les dissuader d’avorter. Lutter contre ces sites est nécessaire pour garantir l’égalité d’information des femmes et leur libre choix.

L’amendement déposé par le gouvernement souhaitait sanctionner ces sites des mêmes peines que l’entrave physique à l’avortement ou à l’information sur l’avortement soit deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Sous un prétexte de procédure qui s’avère parfaitement fallacieux, la droite sénatoriale non seulement empêche cette avancée majeure, mais interdit tout débat sur le sujet.

En France, chaque année 200.000 femmes ont recourt à l’IVG alors même que deux femmes sur trois utilisent un moyen de contraception.

Pour les socialistes, le droit à disposer de son corps et celui de choisir quand et si l’on veut un enfant est une des conditions de la liberté et de l’autonomie des femmes. Tout doit être fait pour le garantir. Tout doit être également fait pour lutter contre ceux qui prétendent l’entraver.