Grand rassemblement national des Etats généraux le 6 décembre !

C’est François Dagnaud, maire du 19ème arrondissement et Johanna Rolland, maire de Nantes, qui ouvrent ce Grand rassemblement national des Etats généraux des socialistes !

«Nous devons être clairs sur nos valeurs, et en mouvement, en mouvement sur nos idées», a expliqué Johanna Rolland. La maire de Nantes a évoqué la double responsabilité des socialistes : être capables de rassembler la gauche sur plusieurs sujets, et savoir les valeurs et les projets que nous portons.

Et de conclure :

Alors, mes chers camardes, débattons ! Débattons en liberté, cette liberté qui nous est si chère !

Guillaume Bachelay a officiellement lancé ce Grand rassemblement national des Etats généraux, qu’il qualifie d’ «aboutissement d’un trimestre de réflexion et de contributions», s’inscrivant dans le long «cheminemement du socialisme démocratique».

Prenons la mesure de ce qui a été accompli et soyons en collectivement fiers !

Il s’agit pour Guillaume Bachelay d’une réponse à la «méfiance générale, à la méfiance à l’égard des partis politiques en particulier».

Il remercie l’ensemble des contributeurs, mais également tout ceux ayant participé au bon déroulement de ces Etats généraux des socialistes.

Guillaume Bachelay a rappelé la nécessité de l’identité socialiste dans «ce monde complexe», afin «d’humanier la mondialisation, fixer des règles et des limites au marché, pour conjuguer efficacité économique et justice sociale, et pour permettre l’émancipation, qui passe notamment par l’éducation tout au long de la vie»

Il est revenu sur le contenu de la charte votée le 3 décembre dernier, et en a énoncé les 3 points cléf :

  • l’urgence écologique,
  • un nouveau modèle de croissance, «qui ne sera pas moins productif, en étant plus qualitatif»,
  • la démocratie et la République: «la démocratie, c’est notre méthode et c’est notre cause !».

Et de conclure :

Nous devons, hommes et femmes de gauche, réaffirmer le progrès face aux idéologies du déclin !

THÈME 1 : Bâtir un éco-socialisme

Clotilde Valter ouvre la 1ère table ronde consacrée à l’éco-socialisme, qui réunit Jean Jouzel, Christine Revault-d’Allonnes, et Rachid Témal.

«Si on ne fait rien pour lutter contre le réchauffement climatique, nous irons vers des réchauffements de 4-5 degrés à la fin du siècle, et qui se poursuivraient par la suite», a introduit Jean Jouzel, membre du GIEC, rappelant que le réchauffement climatique exacerbe tous les autres problèmes de l’environnement.

«Nous sommes résolument rentrés dans cette ère à la fois écologique et socialiste, c’est un modèle de société que nous prenons», a estimé Christine Revault d’Allonnes, députée européenne. Elle est revenu sur «le gros travail qui est fait» au sein du Parlement européen.

Rachid Témal souhaite que le PS ait une «vision d’ensemble, et globale»

Il faut construire cet éco-socialisme d’un point de vue pédagogique.

THÈME 2 : Bâtir une alter-Europe

Philip Cordery anime la seconde table ronde sur l’alter-Europe, qui rassemble Isabelle Thomas, Gilles Pargneaux, et Gabriel Richard Mollard.  Invitant à «dépasser nos rivalités européennes», Philip Cordery a déclaré :

THÈME 1 : Bâtir un éco-socialisme

Clotilde Valter ouvre la 1ère table ronde consacrée à l’éco-socialisme, qui réunit Jean Jouzel, Christine Revault-d’Allonnes, et Rachid Témal.

«Si on ne fait rien pour lutter contre le réchauffement climatique, nous irons vers des réchauffements de 4-5 degrés à la fin du siècle, et qui se poursuivraient par la suite», a introduit Jean Jouzel, membre du GIEC, rappelant que le réchauffement climatique exacerbe tous les autres problèmes de l’environnement.

«Nous sommes résolument rentrés dans cette ère à la fois écologique et socialiste, c’est un modèle de société que nous prenons», a estimé Christine Revault d’Allonnes, députée européenne. Elle est revenu sur «le gros travail qui est fait» au sein du Parlement européen.

Rachid Témal souhaite que PS ait une «vision d’ensemble, et globale».

Il faut construire cet éco-socialisme d’un point de vue pédagogique.

THÈME 2 : Bâtir une alter-Europe

Philip Cordery anime la seconde table ronde sur l’alter-Europe, qui rassemble Isabelle Thomas, Gilles Pargneaux, et Gabriel Richard Mollard.

Invitant à «dépasser nos rivalités européennes», Philip Cordery a déclaré :

Isabelle Thomas revient sur le plan d’investissements de J-C Juncker, une «idée des socialistes au départ»:

Si on veut éviter une plus grande récession, c’est en Europe que ça se passe. La France seule, ne pourra mettre en oeuvre un plan d’investissements qui pourra lui faire retrouver la croissance.

L’objectif du plan d’investissements est la croissance, une «nouvelle croissance», et l’emploi. La députée européenne a regretté les faibles investissements publics contenus dans ce plan. Elle a toutefois salué certains aspects de ce plan: son existence même, et une première ébauche de flexibilité sur les déficits.

Gilles Pargneaux a fustigé «l‘austérité et les conservatismes» lors de la précédente Commission européenne et salué : «l’emploi et la croisance sont revenus en haut de l’affiche de l’Union européenne».

La 1ère grande proposition que font les socialistes européens est d’avoir une fiscalité européenne commune. Ils souhaitenent également une directive européenne luttant contre l’optimisation fiscale. Pour orienter l’Europe les socialistes européens se battent également pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, «une taxe dont l’assiette doit être à la hauteur des enjeux».


THÈME 3 : Une nouvelle croissance

Henri Weber présente les invités de la 3ème table ronde : Karine Berger, Marie-Vorgan Le Barzic et Emmanuel Maurel.

Henri Weber plaide pour «une croissance durable, respectueuse des intérêts des générations futures et de l’environnement, qui permet de conquérir et reconquérir le plein emploi car croissance économique et progrès social sont liés».

Il revient sur l’affaiblissement de l’industrie française entre 2002 et 2012.

Karine Berger souhaite témoigner 2 messages portés par les militants :

  • la croisance de demain pour les socialistes, ce n’est pas la société de l’avoir, c’est la société du savoir, ce n’est pas l’argent-roi,
  • cela pose la 2ème étape de la redistribution, de la fiscalité.

Emmanuel Maurel rappelle que «le niveau pertinent pour relancer l’activité est évidemment en Europe», et souligne le «combat pour l’harmonisation sociale» mené par les socialistes européens.

Se battre pour l’Europe sociale est au coeur de notre identité socialiste !

THÈME 4 : Société du bien vivre

Sarah Proust anime la table ronde consacrée à la société du bien vivre, avec Guillaume Garot et Hussein Bourgui.

«Au coeur du projet socialiste, il y a la justice, l’égalité, mais il y a aussi le fait de construire ensemble la société du bien vivre», a introduit Sarah Proust.

Guillaume Garot constate une «société de méfiance, d’inégalités, voire d’indifférence». Au delà de cette société de mefiance, il y a également le sentiment d’impuissance du politique :

Il faut être capable de refonder un nouveau vivre ensemble. Il faut penser autrement le rapport à autrui.

Le député de la Mayenne prend l’exemple de la lutte contre gaspiallage alimentaire : c’est être responsable et solidaire. Il souligne la nécessité pour chacun d’être acteur, ce qui impliquera un changement dans notre façon de faire de la politique, et même de concevoir les politiques publiques.

Avec la société du bien vivre, on est capable d’être dans une nouvelle croissance, une nouvelle façon de vivre ensemble, et une nouvelle façon de faire de la politique.

THÈME 5 : Humaniser la mondialisation

Jean-Marc Germain introduit la table ronde «Humaniser la mondialisation», en évoquant le parcours de Jean Jaurès. Cette table ronde réunit Rhodi Mellek, Corinne Narassiguin et Roberto Romero.

La France prend déjà toute sa place dans le combat pour la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique, a expliqué Corinne Narassiguin.

A propos de la solidarité internationale, elle a souligné la nécessité «de créer une société civile mondiale, pour lutter pour l’eau potable, contre la faim, les pandémies, pour répondre aux catastrophes naturelles et écologiques.

Corinne Narassiguin a également évoqué les migrations :

«L’internationalisme doit être au centre de nos propos», a estimé Roberto Romero. Il a poursuivi sur la place de l’Europe dans le monde:

L’Europe doit proposer un modèle, faire muter un modèle social, centré sur les services publics, qui pourrait être une image, une perspective pour le reste du monde.

Najat Vallaud Belkacem, Stéphane Le Foll, Fleur Pellerin et Bruno Le Roux parlent des Etats généraux des socialistes : 

http://www.dailymotion.com/video/x2bprmf_grand-rassemblement-national-egps-n-vallaud-belkacem-bruno-le-roux-stephane-le-foll-fleur-pellerin_news

THÈME 6 : L’éducation à tous les âges de la vie

Animée par Colombe Brossel, la table ronde consacrée à l’éducation réunit Laura Slimani, Fabrice Seichet et Alain Bergounioux.

Pour la présidente des Jeunes socialistes, le XXème siècle a été celui des bouleversements pour la jeunesse, soulignant les difficultés des jeunes à trouver leur autonomie, elle appelle à «reconquérir les jeunes».

Enfin, elle a salué l’importance prise par l’écologie dans la Charte : «l’écologie n’est pas détachable du socialisme».

Fabrice Seichet, enseignant, s’est tout d’abord félicité de l’embauche de nouveaux enseignants.

Alain Bergounioux souligne deux dimensions à la refondation de l’école :

  • la réduction des inégalités : priorité au primaire, formation des professeurs, accompagnement pédagogique,
  • l’Ecole, institution de la République.

THÈME 7 : Une puissance publique active

Sylvie Sabouret, Marie-Noëlle Lienneman et Emeric Brehier sont réunis pour cette table ronde, animée par Juliette Méadel.

«Quelles sont les marges de manoeuvre du politique ?» s’est interrogée Juliette Méadel.

Au terme de 10 années de sarkozysme, des dizaines de milliers d’emplois industriels ont été détruits.

Sylvie Sabouret insiste : «L’Etat doit reprendre la main»; les idéologies néo-libérales nous ont mené à la crise que nous venons de vivre. «Nous sommes des gens de l’avenir. Puisque ces théories néo-libérales nous ont conduit dans le mur; la puissance publique apparait aujourd’hui comme la seule puissance de long terme», ajoute-t-elle.

Puisque nous sommes fiers d’être socialistes, et fiers de nos valeurs, nous devons être fiers de nos fonctionnaires, qui assurent le service public.

Pour Sylvie Sabouret, les fonctionnaires sont «le pilier de l’égalité réelle». Elle invite donc à parler différement de la fonction publique, afin de la valoriser.

Elle souhaite que les dépenses de santé et d’éducation, ou encore les dépenses d’investissements, ne soient pas inclues dans les déficits.

Marie-Noelle Lienneman se satisfait du fait que la Charte plaide pour un «nouvel interventionnisme d’Etat».

THÈME 8 : Développer et moderniser l’Etat protecteur

Kamel Chibli anime cette table ronde autour de Claude Roiron, Reda Didi, et Patrick Ardouin.

Pour Reda Didi, il faut montrer aux citoyens que la puissance publique peut agir sur le quotidien:

Il faut que les gens se sentent protégés par un Etat protecteur surtout au niveau du droit du travail.

De son côté, Patrick Ardouin demande un Etat «protecteur et régulateur».

Ne laissons pas la droite prendre l’entreprise, on peut être entrepreneur et socialiste, mais il faut le faire dans la protection et la régulation dans l’équilibre pour tous et pour toutes.

Claude Roiron a rappelé que les avancées en matière de droits des femmes avaient été permises par la gauche. Elle a par la suite proposé un nouveau combat :

Il faut passer de l’égalité théorique à l’égalité concrète.

THÈME 9 : La République toujours recommencée

Marie-Pierre de la Gontrie appelle Elsa Di Méo, Vincent Autin, et Olivier Faure.«La lutte contre les inégalités et les injustices» est au coeur de nos engagements dans notre parti, a rappelé M-P de la Gontie

Nous avons besoin d’une communauté de valeurs, de principes, de vivre ensemble, et ce vivre ensemble démocratique c’est la laïcité.

Nous refusons et combattons toutes les formes de discriminations, de racisme, antisémtisme, xénophobie.

Elsa Di Méo voit à Fréjus, ville passée au FN en mars 2014, comment «la République est mise à mal».

J’aime beaucoup dans cette charte la manière dont nous abordons le vivre ensemble : la République c’est la manière de répondre ensemble aux questions qui nous sont posées collectivement.

«La République est la pierre angulaire du projet des socialistes, et je suis très fière que nous puissions le porter à nouveau», a-t-elle ajouté.

Vincent Autin demande à ce que le PS «porte haut la dépénalisation universelle de l’homosexualité».

Et de rappeller :

L’égalité, c’est l’ADN de la République française !

Pour Olivier Faure, la Républiue c’est aussi «la souveraineté populaire». Aujourd’hui, le sentiment qui s’est généralisé c’est l’idée que les élites ont re-constitué des oligarchies.

Les Etats généraux nous ont fixé un cadre, une façon de stimuler la réflexion.

Il propose la création d’un droit d’amendement citoyen. Olivier Faure cite Jean Jaurès : «Le socialisme, c’est la République jusqu’au bout», «voilà, c’est ce que je vous propose, la République jusqu’au bout», a-t-il conclu


THÈME 10 : La démocratie accomplie

C’est Carlos Da Silva qui anime cette dernière table ronde, avec Erika Bareigts, Florence Augier et Gaëtan Gorce.

«Elu n’est pas un métier, il faut créer un statut de l’élu», a commencé Florence Augier. Pour elle :

Il nous faut reconnaître la France métissée, la France paritaire

Il faut mener une réflexion sur 3 chantiers : quel destin préparons nous à l’humanité ? comment parvenir à l’égalité réelle ? comment participer à l’émancipation des peuples ?

C’est au tour d’Erika Bareigts de prendre la parole :

Une démocratie accomplie, c’est redonner de la crédibilité à l’action politique.

Pour Erika Bareigts, la République doit «accepter de traiter les spécificités».

Gaëtan Gorce a rappelé que la démocratie est confrontée à plusieurs critiques, dont son impuissance, et l’endorgamie des élites.

La démocratie peut et doit s’opposer quand c’est nécessaire, que l’intérêt collectif est en jeu, aux lois du marché, cela fait partie même de notre identité !

Pour Gaëtan Gorce, «la démocratie ce n’est pas seulement rendre le pouvoir aux citoyens, c’est lui redonner du sens.»

Les Etats généraux s’inscrivent dans l’histoire de notre parti. L’histoire s’écrit et les valeurs s’incarnent.

Guillaume Bachelay annonce la présence de plusieurs de nos aînés.

Etats généraux des socialistes

Etats généraux des socialistes

Samedi 6 Décembre 2014 à 17:52

Grand rassemblement national des Etats généraux le 6 décembre !

Le 6 décembre a lieu à Paris le Grand rassemblement national des Etats généraux

C’est François Dagnaud, maire du 19ème arrondissement et Johanna Rolland, maire de Nantes, qui ouvrent ce Grand rassemblement national des Etats généraux des socialistes !

«Nous devons être clairs sur nos valeurs, et en mouvement, en mouvement sur nos idées», a expliqué Johanna Rolland. La maire de Nantes a évoqué la double responsabilité des socialistes : être capables de rassembler la gauche sur plusieurs sujets, et savoir les valeurs et les projets que nous portons.

Et de conclure :

Alors, mes chers camardes, débattons ! Débattons en liberté, cette liberté qui nous est si chère !

GUILLAUME BACHELAY, secrétaire national à la coordination

, président du Comité national de pilotage

Guillaume bachelay a officiellement lancé ce Grand rassemblement national des Etats généraux, qu’il qualifie d’ «aboutissement d’un trimestre de réflexion et de contributions», s’inscrivant dans le long «cheminemement du socialisme démocratique».

Prenons la mesure de ce qui a été accompli et soyons en collectivement fiers !

Il s’agit pour Guillaume Bachelay d’une réponse à la «méfiance générale, à la méfiance à l’égard des partis politiques en particulier».

Il remercie l’ensemble des contributeurs, mais également tout ceux ayant participé au bon déroulement de ces Etats généraux des socialistes.

Guillaume Bachelay a rappelé la nécessité de l’identité socialiste dans «ce monde complexe», afin «d’humanier la mondialisation, fixer des règles et des limites au marché, pour conjuguer efficacité économique et justice sociale, et pour permettre l’émancipation, qui passe notamment par l’éducation tout au long de la vie»

Il est revenu sur le contenu de la charte votée le 3 décembre dernier, et en a énoncé les 3 points cléf :

  • l’urgence écologique,
  • un nouveau modèle de croissance, «qui ne sera pas moins productif, en étant plus qualitatif»,
  • la démocratie et la République: «la démocratie, c’est notre méthode et c’est notre cause !».

Et de conclure :

Nous devons, hommes et femmes de gauche, réaffirmer le progrès face aux idéologies du déclin !

THÈME 1 : Bâtir un éco-socialisme

Clotilde Valter ouvre la 1ère table ronde consacrée à l’éco-socialisme, qui réunit Jean Jouzel, Christine Revault-d’Allonnes, et Rachid Témal.

«Si on ne fait rien pour lutter contre le réchauffement climatique, nous irons vers des réchauffements de 4-5 degrés à la fin du siècle, et qui se poursuivraient par la suite», a introduit Jean Jouzel, membre du GIEC, rappelant que le réchauffement climatique exacerbe tous les autres problèmes de l’environnement.

«Nous sommes résolument rentrés dans cette ère à la fois écologique et socialiste, c’est un modèle de société que nous prenons», a estimé Christine Revault d’Allonnes, députée européenne. Elle est revenu sur «le gros travail qui est fait» au sein du Parlement européen.

Rachid Témal souhaite que PS ait une «vision d’ensemble, et globale».

Il faut construire cet éco-socialisme d’un point de vue pédagogique.

THÈME 2 : Bâtir une alter-Europe

Philip Cordery anime la seconde table ronde sur l’alter-Europe, qui rassemble Isabelle Thomas, Gilles Pargneaux, et Gabriel Richard Mollard.

Invitant à «dépasser nos rivalités européennes», Philip Cordery a déclaré :

Isabelle Thomas revient sur le plan d’investissements de J-C Juncker, une «idée des socialistes au départ»:

Si on veut éviter une plus grande récession, c’est en Europe que ça se passe. La France seule, ne pourra mettre en oeuvre un plan d’investissements qui pourra lui faire retrouver la croissance.

L’objectif du plan d’investissements est la croissance, une «nouvelle croissance», et l’emploi. La députée européenne a regretté les faibles investissements publics contenus dans ce plan. Elle a toutefois salué certains aspects de ce plan: son existence même, et une première ébauche de flexibilité sur les déficits.

Gilles Pargneaux a fustigé «l‘austérité et les conservatismes» lors de la précédente Commission européenne et salué : «l’emploi et la croisance sont revenus en haut de l’affiche de l’Union européenne».

La 1ère grande proposition que font les socialistes européens est d’avoir une fiscalité européenne commune. Ils souhaitenent également une directive européenne luttant contre l’optimisation fiscale. Pour orienter l’Europe les socialistes européens se battent également pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, «une taxe dont l’assiette doit être à la hauteur des enjeux».


THÈME 3 : Une nouvelle croissance

Henri Weber présente les invités de la 3ème table ronde : Karine Berger, Marie-Vorgan Le Barzic et Emmanuel Maurel.

Henri Weber plaide pour «une croissance durable, respectueuse des intérêts des générations futures et de l’environnement, qui permet de conquérir et reconquérir le plein emploi car croissance économique et progrès social sont liés».

Il revient sur l’affaiblissement de l’industrie française entre 2002 et 2012.

Karine Berger souhaite témoigner 2 messages portés par les militants :

  • la croisance de demain pour les socialistes, ce n’est pas la société de l’avoir, c’est la société du savoir, ce n’est pas l’argent-roi,
  • cela pose la 2ème étape de la redistribution, de la fiscalité.

Emmanuel Maurel rappelle que «le niveau pertinent pour relancer l’activité est évidemment en Europe», et souligne le «combat pour l’harmonisation sociale» mené par les socialistes européens.

Se battre pour l’Europe sociale est au coeur de notre identité socialiste !


THÈME 4 : Société du bien vivre

Sarah Proust anime la table ronde consacrée à la société du bien vivre, avec Guillaume Garot et Hussein Bourgui.

«Au coeur du projet socialiste, il y a la justice, l’égalité, mais il y a aussi le fait de construire ensemble la société du bien vivre», a introduit Sarah Proust.

Guillaume Garot constate une «société de méfiance, d’inégalités, voire d’indifférence». Au delà de cette société de mefiance, il y a également le sentiment d’impuissance du politique :

Il faut être capable de refonder un nouveau vivre ensemble. Il faut penser autrement le rapport à autrui.

Le député de la Mayenne prend l’exemple de la lutte contre gaspiallage alimentaire : c’est être responsable et solidaire. Il souligne la nécessité pour chacun d’être acteur, ce qui impliquera un changement dans notre façon de faire de la politique, et même de concevoir les politiques publiques.

Avec la société du bien vivre, on est capable d’être dans une nouvelle croissance, une nouvelle façon de vivre ensemble, et une nouvelle façon de faire de la politique.

THÈME 5 : Humaniser la mondialisation

Jean-Marc Germain introduit la table ronde «Humaniser la mondialisation», en évoquant le parcours de Jean Jaurès. Cette table ronde réunit Rhodi Mellek, Corinne Narassiguin et Roberto Romero.

La France prend déjà toute sa place dans le combat pour la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique, a expliqué Corinne Narassiguin.

A propos de la solidarité internationale, elle a souligné la nécessité «de créer une société civile mondiale, pour lutter pour l’eau potable, contre la faim, les pandémies, pour répondre aux catastrophes naturelles et écologiques.

Corinne Narassiguin a également évoqué les migrations :

«L’internationalisme doit être au centre de nos propos», a estimé Roberto Romero. Il a poursuivi sur la place de l’Europe dans le monde:

L’Europe doit proposer un modèle, faire muter un modèle social, centré sur les services publics, qui pourrait être une image, une perspective pour le reste du monde.

Najat Vallaud Belkacem, Stéphane Le Foll, Fleur Pellerin et Bruno Le Roux parlent des Etats généraux des socialistes : 

THÈME 6 : L’éducation à tous les âges de la vie

Animée par Colombe Brossel, la table ronde consacrée à l’éducation réunit Laura Slimani, Fabrice Seichet et Alain Bergounioux.

Pour la présidente des Jeunes socialistes, le XXème siècle a été celui des bouleversements pour la jeunesse, soulignant les difficultés des jeunes à trouver leur autonomie, elle appelle à «reconquérir les jeunes».

Enfin, elle a salué l’importance prise par l’écologie dans la Charte : «l’écologie n’est pas détachable du socialisme».

Fabrice Seichet, enseignant, s’est tout d’abord félicité de l’embauche de nouveaux enseignants.

Alain Bergounioux souligne deux dimensions à la refondation de l’école :

  • la réduction des inégalités : priorité au primaire, formation des professeurs, accompagnement pédagogique,
  • l’Ecole, institution de la République.


THÈME 7 : Une puissance publique active

Sylvie Sabouret, Marie-Noëlle Lienneman et Emeric Brehier sont réunis pour cette table ronde, animée par Juliette Méadel.

«Quelles sont les marges de manoeuvre du politique ?» s’est interrogée Juliette Méadel.

Au terme de 10 années de sarkozysme, des dizaines de milliers d’emplois industriels ont été détruits.

Sylvie Sabouret insiste : «L’Etat doit reprendre la main»; les idéologies néo-libérales nous ont mené à la crise que nous venons de vivre. «Nous sommes des gens de l’avenir. Puisque ces théories néo-libérales nous ont conduit dans le mur; la puissance publique apparait aujourd’hui comme la seule puissance de long terme», ajoute-t-elle.

Puisque nous sommes fiers d’être socialistes, et fiers de nos valeurs, nous devons être fiers de nos fonctionnaires, qui assurent le service public.

Pour Sylvie Sabouret, les fonctionnaires sont «le pilier de l’égalité réelle». Elle invite donc à parler différement de la fonction publique, afin de la valoriser.

Elle souhaite que les dépenses de santé et d’éducation, ou encore les dépenses d’investissements, ne soient pas inclues dans les déficits.

Marie-Noelle Lienneman se satisfait du fait que la Charte plaide pour un «nouvel interventionnisme d’Etat».

Emeric Brehier a conclu cette table ronde a souligné que l’Etat stratège ne décidait pas seul, mais avec d’autres acteurs, telles que les collectivités territoriales.

THÈME 8 : Développer et moderniser l’Etat protecteur

Kamel Chibli anime cette table ronde autour de Claude Roiron, Reda Didi, et Patrick Ardouin.

Pour Reda Didi, il faut montrer aux citoyens que la puissance publique peut agir sur le quotidien:

Il faut que les gens se sentent protégés par un Etat protecteur surtout au niveau du droit du travail.

De son côté, Patrick Ardouin demande un Etat «protecteur et régulateur».

Ne laissons pas la droite prendre l’entreprise, on peut être entrepreneur et socialiste, mais il faut le faire dans la protection et la régulation dans l’équilibre pour tous et pour toutes.

Claude Roiron a rappelé que les avancées en matière de droits des femmes avaient été permises par la gauche. Elle a par la suite proposé un nouveau combat :

Il faut passer de l’égalité théorique à l’égalité concrète.

THÈME 9 : La République toujours recommencée

Marie-Pierre de la Gontrie appelle Elsa Di Méo, Vincent Autin, et Olivier Faure.

«La lutte contre les inégalités et les injustices» est au coeur de nos engagements dans notre parti, a rappelé M-P de la Gontie

Nous avons besoin d’une communauté de valeurs, de principes, de vivre ensemble, et ce vivre ensemble démocratique c’est la laïcité.

Nous refusons et combattons toutes les formes de discriminations, de racisme, antisémtisme, xénophobie.

Elsa Di Méo voit à Fréjus, ville passée au FN en mars 2014, comment «la République est mise à mal».

J’aime beaucoup dans cette charte la manière dont nous abordons le vivre ensemble : la République c’est la manière de répondre ensemble aux questions qui nous sont posées collectivement.

«La République est la pierre angulaire du projet des socialistes, et je suis très fière que nous puissions le porter à nouveau», a-t-elle ajouté.

Vincent Autin demande à ce que le PS «porte haut la dépénalisation universelle de l’homosexualité».

Et de rappeller :

L’égalité, c’est l’ADN de la République française !

Pour Olivier Faure, la Républiue c’est aussi «la souveraineté populaire». Aujourd’hui, le sentiment qui s’est généralisé c’est l’idée que les élites ont re-constitué des oligarchies.

Les Etats généraux nous ont fixé un cadre, une façon de stimuler la réflexion.

Il propose la création d’un droit d’amendement citoyen. Olivier Faure cite Jean Jaurès : «Le socialisme, c’est la République jusqu’au bout», «voilà, c’est ce que je vous propose, la République jusqu’au bout», a-t-il conclu


THÈME 10 : La démocratie accomplie

C’est Carlos Da Silva qui anime cette dernière table ronde, avec Erika Bareigts, Florence Augier et Gaëtan Gorce.

«Elu n’est pas un métier, il faut créer un statut de l’élu», a commencé Florence Augier. Pour elle :

Il nous faut reconnaître la France métissée, la France paritaire

Il faut mener une réflexion sur 3 chantiers : quel destin préparons nous à l’humanité ? comment parvenir à l’égalité réelle ? comment participer à l’émancipation des peuples ?

C’est au tour d’Erika Bareigts de prendre la parole :

Une démocratie accomplie, c’est redonner de la crédibilité à l’action politique.

Pour Erika Bareigts, la République doit «accepter de traiter les spécificités».

Gaëtan Gorce a rappelé que la démocratie est confrontée à plusieurs critiques, dont son impuissance, et l’endorgamie des élites.

La démocratie peut et doit s’opposer quand c’est nécessaire, que l’intérêt collectif est en jeu, aux lois du marché, cela fait partie même de notre identité !

Pour Gaëtan Gorce, «la démocratie ce n’est pas seulement rendre le pouvoir aux citoyens, c’est lui redonner du sens.»

Guillaume Bachelay

Les Etats généraux s’inscrivent dans l’histoire de notre parti. L’histoire s’écrit et les valeurs s’incarnent.

Guillaume Bachelay annonce la présence de plusieurs de nos aînés.

Avec une participation de 32,5%, les militants socialistes ont voté oui à 78,48% pour la charte des socialistes pour le progrès humain !

CLÔTURE par JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS, Premier secrétaire du Parti socialiste

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