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La gauche plurielle et le choc du 21 avril 1995 - 2002

Après la campagne présidentielle, Henri Emmanuelli propose en juin 1995, de laisser à Lionel Jospin la responsabilité de conduire les socialistes. 

Après un temps de réflexion, ce dernier accepte à la double condition de réaliser l’unanimité des composantes du parti et pouvoir mener à bien une rénovation approfondie des idées et des structures.

Une commission de rénovation se met en place et travaille tout l’été. Elle propose un programme de réformes. Celui-ci, comme l’élection de Lionel Jospin, Premier secrétaire, est soumis au vote direct et secret des militants lors de la Convention nationale du 14 octobre 1995.

Après la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Jacques Chirac le 21 avril 1997, le Parti socialiste est prêt pour faire face aux échéances. Après un premier tour favorable le 25 mai, la gauche obtient le 1er juin 1997 la majorité à l’Assemblée nationale avec les élus du Parti socialiste, du Parti communiste, des Radicaux de Gauche, des Verts et du Mouvement des Citoyens. 

Lionel Jospin forme son gouvernement, où toutes les composantes parlementaires de la gauche sont représentées. Une nouvelle période de cohabitation commence. François Hollande succède à Lionel Jospin comme Premier secrétaire délégué du Parti.  

1997 - 2002 : tenir nos engagements

Alors que le gouvernement de la gauche plurielle met en œuvre avec succès le programme sur lequel il a été élu : emplois-jeunes, 35 heures, CMU, augmentation du pouvoir d’achat...

Le Parti affronte victorieusement quatre scrutins majeurs : les élections régionales, cantonales, sénatoriales et européennes. Le référendum sur le Quinquennat du 24 septembre 2000 lui permet d’atteindre un de ses objectifs, dans la perspective d’une démocratisation de nos institutions. 

Le Parti s’ouvre également à l’action internationale. Le 27 mai 1999, le premier meeting des socialistes européens se tient à Paris en soutien à la liste conduite par François Hollande «Construisons notre Europe». En novembre 1999, Paris accueille le congrès de l’Internationale Socialiste et celui de l’Internationale Socialiste des femmes. Lionel Jospin à la tête d’une importante délégation française défend un «socialisme moderne» au «sommet des modernisateurs», à Florence, puis à Berlin. 

Le Congrès de Grenoble, «S’engager pour une France plus juste», en novembre 2000 permet de mesurer le chemin parcouru et de définir les objectifs de la nouvelle étape. La lutte pour le plein-emploi et contre le travail précaire demeure l’objectif numéro un des socialistes. Mais la croissance retrouvée pose le problème d’une plus juste répartition des richesses. Trois motions sont soumises au vote des militants. La première présentée par François Hollande et la grande majorité du Secrétariat national recueille 72,94 % des voix. La troisième présentée par Henri Emmanuelli et Alain Vidalies (ex-courant Poperen) obtient 13,78 % ; la seconde présentée par la «Gauche Socialiste» obtient 13,28 %. 

François Hollande est réélu par les militants comme Premier secrétaire du Parti.

Uni et en ordre de bataille, le Parti est prêt à affronter les grandes échéances électorales de 2001 et 2002. 

Neuf engagements sont pris : l’emploi et les nouvelles technologies, le logement, l’environnement et les transports, la culture et le patrimoine, la solidarité et la santé, la sécurité, le sport, l’éducation, la citoyenneté.

Aux élections municipales de mars 2001, 58 villes de plus de 20 000 habitants ont changé de direction, avec un avantage indiscutable à la droite : 39 villes sont passées de gauche à droite et 19 de droite à gauche. Cette situation est compensée par trois succès de taille : les villes de Paris, Lyon et Dijon.

Pour les cantonales, dans le même temps, le Parti a remporté 6 présidences de Conseils généraux. Une progression de 20 % soit 37 départements dirigés par la gauche, 3 passant à droite.

Dès juin, le Parti entre dans la préparation active du « Projet des Socialistes », confié à Martine Aubry. Ce cycle de réflexions et de débats rythme l’engagement des socialistes jusqu’à la fin 2001. 

Le tremblement de terre du 21 avril 2002

La tragédie du 11 septembre 2001 qui est venue frapper les Etats-Unis, au cœur de leur territoire n’épargne pas la France et une vague de peur du terrorisme secoue la planète.

L’Internationale socialiste, réunie le 6 octobre 2001, consacre la majeure partie de son travail à la paix, à la sécurité dans le monde et à la lutte contre le terrorisme international. 

Désigné candidat en février 2002, malgré la fidélité à la parole donnée et un bilan positif, Lionel Jospin est battu dès le premier tour. Avec 16,18%, il arrive derrière Jean-Marie Le Pen qui obtient 16,86 %, tandis que Jacques Chirac n’obtient que 19,88%. C'est un choc terrible pour les socialistes. Pour la première fois, il nous a fallu choisir de voter pour le candidat de la droite afin de réduire au minimum le score de l’extrême droite.  

Aux législatives des 9 et 16 juin 2002 sur le thème « Choisissons le progrès, en avant la gauche »,  les candidats socialistes obtiennent tout de même 25 % des suffrages exprimés et 149 députés, mais le taux d’abstention est de 39,71 %.  Dès lors, le Parti s’engage dans un travail de réflexion critique sur son action et s’organise pour être l’axe d’une reconstruction de la gauche, capable de reconquérir la confiance d’une majorité de Français, notamment les plus démunis, en redonnant l’espoir.  

À la suite de ce séisme du 21 avril 2002, 25 000 nouveaux adhérents, dont 40 % de moins de 40 ans, viennent renforcer les rangs du Parti. Un grand « débat militant » s’engage dans les sections et les fédérations dont les « paroles militantes » sont recueillies, le dimanche 15 décembre 2002, à Montreuil, en vue de la préparation du Congrès de Dijon des 16, 17, et 18 Mai 2003. La nature et l’ambition du Parti sont définies comme un réformisme de gauche.