«L’agriculture de demain sera plus bio, plus proche, plus efficace»

Lundi 23 février, Jean-Christophe Cambadélis s’est rendu au Salon de l’agriculture: revivez sa visite ! 

Accompagné notamment de Germinal Peiro, secrétaire national à l’agriculture, le Premier secrétaire s’est rendu dans plusieurs stands.

Il a débuté par celui de la Mutualité sociale agricole (MSA), avec Stéphane Le Foll, et Christian Eckert, l’occasion de rappeler les avancées sociales depuis mai 2012 au bénéfice des agriculteurs, et de valoriser le rôle de cet organisme.

En effet, l’action du gouvernement en matière de retraites des agriculteurs a permis l’extension du régime de retraite complémentaire obligatoire et la garantie d’une retraite des chefs d’exploitations et d’entreprises agricoles. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 a également créé un dispositif d’indemnités journalières maladie pour les non-salariés agricoles. Enfin, le monopole de la gestion a été confié à la MSA, ainsi devenue guichet unique.

Stéphane Le Foll et Jean-Christophe Cambadélis au Salon de l'agriculture 2015

Il a ensuite visité les stands de la Drôme, avec Didier Guillaume, et d’Ile-de-France, avec Gilles-Maurice Bellaiche et Michèle Vitroc-Pouzoulet, conseillers régionaux. Enfin, Jean-Christophe Cambadélis a visité le stand Outre-mer, avec Ericka Bareights, secrétaire national aux Outre mer.

J-C Cambadélis au Salon de l'Agriculture 2015

Pour le Premier secrétaire, l’agriculture de demain sera « plus bio, plus proche, plus efficace dans le rapport entre ceux qui achètent et ceux qui produisent ». Cette édition 2015 du Salon de l’agriculture était également l’occasion pour Jean-Christophe Cambadélis de rappeler l’apport de l’Union européenne pour l’agriculture française :

« Il faut que l’Europe leur [les agriculteurs] serve de débouché. C’est une manière aussi de dire qu’il ne faut pas voter Front national. »

L’agro-écologie, avenir de l’agriculture.

« Une stratégie globale ». Stéphane Le Foll a lancé l’an I de l’agro-écologie, une stratégie développée par la France et liée à l’enseignement, à la formation, au développement, à la recherche au niveau de l’agriculture. Il s’agit d’encourager à favoriser l’utilisation des mécanismes naturels afin de les mettre au service de la production agricole, au lieu d’un emploi massif des énergies et des phytosanitaires.

Stéphane Le Foll au Salon de l'Agriculture 2015

Pour mettre en place ceci, des Groupements d’intérêts économique et écologique, regroupant plusieurs exploitations agricoles, seront mis en place, afin d’éviter que « les agriculteurs soient seuls face au défi environnemental ».

« L’environnement peut être au contraire une opportunité, une manière de concevoir des projets, une manière de créer de la dynamique », a renchéri le ministre de l’agriculture.

« Message d’écoute et de prise en compte des difficultés ». Venu apporter un message d’écoute et de prise en compte des difficultés rencontrées par plusieurs filières agricoles, Stéphane Le Foll a souligné la nécessité de « changer de paradigme », de « préparer l’avenir ». « C’est l’enjeu de l’agro-écologie, des GIEE, de l’innovation, de l’agro équipement, de l’industrie du bio contrôle », a-t-il ajouté.

En forme de conclusion, Stéphane Le Foll a déclaré :

« La production agricole est nécessaire, c’est un enjeu de tous les jours de pouvoir nourrir 65 millions de Français, et bientôt 9 milliards d’êtres humains. On a un défi productif à relever, on ne peut pas faire comme s’il n’existait pas. » 

Salon de l'Agriculture 2015