L’économie du nouveau monde

L’économie du nouveau monde

L'économie du nouveau monde

L’économie du nouveau monde est une économie interconnectée, humaine et relocalisée préparant la transition énergétique. Le numérique représente un potentiel de croissance et d’emploi.

L’économie du nouveau monde est une économie interconnectée, humaine et relocalisée préparant la transition énergétique. Le numérique représente un potentiel de croissance et d’emplois alors même que la montée en puissance d’un modèle d’économie collaborative où les consommateurs sont aussi producteurs est susceptible de remettre en question notre modèle de production de biens et de services.

L’auto-consommation d’énergie est un bon exemple : aujourd’hui, grâce à la baisse significative des coûts technologiques, les consommateurs peuvent produire leur propre électricité sur place à partir de sources renouvelables (l’énergie solaire ou éolienne, notamment) et la consommer intégralement ou en partie. Ainsi, les consommateurs-producteurs peuvent faire des économies en produisant leur électricité plutôt qu’en l’achetant.

En France, Ségolène Royal a entériné la candidature de 212 territoires à énergie positive (communes, agglomérations, départements, parcs naturels, pays) visant à l’autonomie énergétique et donc entrant dans la voie d’une autoconsommation à l’échelle de quartiers ou de petites unités rurales.

Dans le secteur de la mobilité, l’économie collaborative pose la question de l’emploi, de l’organisation du travail, de l’encadrement juridique de la protection des données personnelles.

On l’oppose à l’économie de service à la demande qui a tant fait parler d’elle cette année : chauffeurs, courses, restaurants, ménage, linge, parking… des services de travailleurs indépendants accessibles depuis une plateforme Web ou une application mobile.

Or les législations françaises, allemandes ou californiennes, par exemple, imposent à ces entreprises de garantir un salaire minimum, cotiser pour leur retraite et leur couverture santé, et leur rembourser leurs frais (essence, assurance…).

Axelle Lemaire : « la France constitue l’un de ses plus gros marchés, tout comme pour Airbnb. UberPop ne respecte pas les lois françaises en matière de formation, sécurité, impôts, etc. Il ne faut pas que les évolutions numériques soient l’occasion de remettre en cause la protection des salariés »

Stéphane Delpeyrat, Vice-président du Conseil Régional d’Aquitaine, a rejoint la Secrétaire d’Etat au Numérique sur ce point : la qualité du service, excellente fût-elle, ne doit pas nous conduire à tirer vers le bas les normes de protection des salariés, et cela passe avant tout par une meilleure éducation populaire au numérique des jeunes et des moins jeunes. En effet, le numérique pose la question du prix du service avec des consommateurs qui aspirent à la quasi-gratuité.

Mais le numérique traverse également les champs politiques, démocratiques et économiques : en passant au-dessus des règles posées pour réguler l’économie, assurer les droits des salariés, mais aussi prélever l’impôt pour la collectivité, il mérite un encadrement clair pour protéger nos travailleurs et notre qualité de vie.