L’économie sociale et solidaire ne doit pas être reléguée au second plan.

26 octobre 2017

Alors que s’ouvre le mois de l’économie sociale et solidaire (ESS), il faut rappeler qu’elle représente 10% du PIB, 2,3 millions de salariés et compte 13 millions de bénévoles. En plus d’apporter sa contribution au plan budgétaire, elle contribue à la cohésion sociale et à la solidarité dans les territoires.

C’est pour accompagner et encourager l’ESS que les socialistes ont adopté en 2014 une loi définissant les contours et les périmètres de ce secteur ainsi qu’une série de mesures destinées à favoriser le financement et le développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Si Nicolas Hulot semble s’inscrire dans cette dynamique lorsqu’il affirme que l’ESS « devrait devenir la norme, dans notre monde aux ressources limitées », force est de constater que le gouvernement dont il est membre ne semble pas lui emboîter le pas.

Rien n’a été fait depuis l’élection d’Emmanuel Macron pour soutenir et défendre l’ESS. Plus grave encore : dans le projet de loi finances pour 2018, les incitations fiscales en faveur des entreprises de l’ESS ont été supprimées. Ces mêmes exonérations qui avaient permis la création de 46 000 emplois pour la seule année 2016.

Ces choix politiques s’ajoutent à ceux qui ont déjà lourdement frappé les acteurs de l’ESS, comme la fin des emplois aidés ou encore la baisse des subventions aux collectivités – pour 300 millions d’euros par an jusqu’en 2022 – dont bénéficient de nombreuses entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Le Parti socialiste appelle le gouvernement à respecter les acteurs de l’ESS qui méritent des engagements clairs et des financements dans la durée pour garantir leur activité au service de l’économie et de la société. C’est autour de ces perspectives de travail que le Parti socialiste rencontrera prochainement les acteurs de l’ESS.