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    Le PSLe PS

    L'épreuve du pouvoir - 1981-1995

    Le premier septennat

     

    Le 10 mai 1981, l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République ouvre une période nouvelle dans l’histoire du socialisme français. C’est la première alternance politique entre la gauche et la droite sous la Ve République. Les élections législatives de juin sont un triomphe pour le PS : pour la première fois de son histoire, il obtient la majorité absolue à l’Assemblée nationale et devance nettement le PCF qui enregistre un recul certain. Pierre Mauroy forme un gouvernement auquel participent quatre ministres communistes.

    Lionel Jospin succède à François Mitterrand à la direction du Parti.

    Dans un premier temps, des mesures importantes conformes aux 110 propositions du candidat Mitterrand sont adoptées (abolition de la peine de mort, augmentation sensible du SMIC, du minimum vieillesse et des allocations familiales, possibilité de prendre sa retraite à 60 ans, nationalisations, décentralisation, nouveaux droits des travailleurs, etc.).

    Mais rapidement, la crise économique internationale et les faiblesses persistantes des entreprises françaises conduisent le gouvernement de Pierre Mauroy à opter dès 1982, et surtout en 1983, pour une politique de “ rigueur économique ”. Ces décisions découlent du choix fondamental de l’économie ouverte et de la construction européenne.

    Les effets positifs de cette politique qui privilégie le renforcement de notre économie se font peu à peu sentir, sauf sur le front du chômage (ce qui entraîne une baisse de la popularité des socialistes). Ceux-ci enregistrent de sévères reculs lors des élections municipales de 1983 et européennes de 1984. Cette même année, la crise de l’école privée contribue à affaiblir le gouvernement et le PS. Le PCF critique de plus en plus nettement la politique du gouvernement auquel il participe.  

    En juillet 1984, Laurent Fabius remplace Pierre Mauroy comme Premier ministre et forme un gouvernement auquel les communistes refusent de participer. Il définit une politique qui allie la modernisation et la solidarité.

    Le Congrès de Toulouse, en 1985, traduit l’évolution idéologique et politique du parti. Les socialistes perdent les élections législatives de 1986 mais réalisent un bon score (32 % des voix). François Mitterrand demeure président de la République et nomme Jacques Chirac à la tête du gouvernement.

    De 1986 à 1988 c’est la “ cohabitation ”. Le Parti socialiste est dans l’opposition. 

    Le deuxième septennat

    retrouver ce média sur www.ina.fr

    Le 8 mai 1988, François Mitterrand, à l’issue d’une campagne offensive, est réélu président de la République avec 54 % des voix. Le candidat socialiste, qui a fait campagne sur le thème de la “France unie”, se prononce pour une certaine ouverture de la majorité. Les élections législatives donnent une majorité relative au PS.

    Michel Rocard est nommé Premier ministre. En intégrant des personnalités dites d’ouverture, issues de la “ société civile ” et du centre, son gouvernement reflète la réalité de la majorité présidentielle, mais le PS est le seul grand parti à le soutenir.

    Dans le parti, le départ de Lionel Jospin du Premier secrétariat provoque des tensions au sein du courant majoritaire mitterrandiste. Pierre Mauroy est élu Premier secrétaire contre Laurent Fabius. Deux ans plus tard, le congrès de Rennes voit s’opposer durement les partisans de la motion 1 (Mauroy-Mermaz-Jospin) et ceux de la motion 5 (Laurent Fabius). Finalement, Pierre Mauroy est réélu à l’unanimité après une synthèse générale qui associe à la direction du parti l’ensemble des courants qui s’étaient exprimés à travers la présentation de sept motions différentes.

    Pierre Mauroy mène à  bien une double modernisation :

    • Une modernisation statutaire et une réactualisation de la déclaration de principes au congrès de Rennes.

    • Une modernisation idéologique avec le congrès de l’Arche consacré au projet socialiste.

    Par ailleurs, le PS se dote de nouveaux outils : création de la Fondation Jean Jaurès, du Centre Condorcet et de l’hebdomadaire “Vendredi”.

    Entre 1988 et 1992, le président de la République et les gouvernements de Michel Rocard (mai 1988 - juin 1991) puis d’Édith Cresson (juin 1991 - mars 1992) ont donné, à l’extérieur, la priorité à la construction européenne et à la définition d’un nouvel ordre international, après la fin de la guerre froide, l’effondrement du communisme en Europe et l’épreuve de la guerre du Golfe. À l’intérieur, les gouvernements se sont attachés à remplir les engagements pris par François Mitterrand en 1988 dans la “Lettre à tous les Français”. (cf chapitre consacré au bilan). 

    Le début de l’année 1992 est marqué par de grands changements. Pierre Mauroy quitte la direction du PS, Laurent Fabius lui succède à l’issue du comité directeur du 9 janvier 1992 et fixe trois objectifs : rénover le parti, rassembler les socialistes et réformer la société française.  

    Après une défaite électorale sévère aux élections régionales de mars 1992, Pierre Bérégovoy est nommé Premier ministre. Son gouvernement dégage trois grandes priorités : lutte contre la corruption, lutte contre le chômage de longue durée, lutte contre l’insécurité.  

    Pierre Bérégovoy s'attache également à promouvoir un franc stable. Il réorganise les marchés financiers pour recréer des conditions économiques saines permettant aux entreprises de reconquérir des parts de marché et de parvenir à renouer ainsi avec l'emploi. 

    Le congrès extraordinaire de Bordeaux, en juillet 1992, adopte le programme, inspiré du projet, pour les élections législatives de 1993. La réforme des statuts «pour le renouveau du parti» fait l'objet d'un consensus entre tous les courants.

    Si la période 1981-1993 a été, pour le socialisme français, celle de la transformation réussie en un parti de gouvernement, celui-ci n'échappe pas cependant à  l'usure du pouvoir, au discrédit dû au climat des «affaires» et à une situation économique difficile où trois millions de chômeurs sont recensés.  

    Le PS (avec l'ensemble de la gauche) connaît une sévère défaite aux élections législatives de mars 1993. La droite obtient 458 sièges sur 577. le parti socialiste n'a plus que 54 sièges (contre 258 dans l'assemblée précédente).

    Le Parti socialiste, bien que restant le premier parti à gauche, prend conscience de la nécessité de sa remise en cause et de sa reconstruction pour redresser son influence dans son électorat et notamment dans les milieux populaires.

    Après le comité directeur du 3 avril 1993 et la démission collective de la direction, une direction provisoire se met en place, présidée par Michel Rocard, qui décide la réunion d'états généraux du parti. Quelques jours plus tard, le parti socialiste subit un deuil cruel lorsque le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy choisit de se donner la mort.

    Aux états généraux de Lyon, en juillet 1993, la parole est donnée aux militants et sympathisants sur le bilan, le projet, la stratégie et le militantisme aujourd'hui. Les fédérations envoient 2358 délégués (militants et sympathisants) à Lyon. La procédure, inédite, est une réussite, et le rapport final est approuvé à la quasi-unanimité. Les états généraux confirment l'unité du parti remobilisé, sa stratégie de rassemblement à gauche et un redéploiement dans les réseaux associatifs et professionnels. 

    Au congrès du Bourget, en octobre 1993, trois textes sont soumis aux militants. La motion «Refonder» présentée par Michel Rocard, propose des options différentes sur cinq questions (réduction du temps de travail, commerce international, institutions européennes, institutions, mode de scrutin) sur lesquelles seuls les militants votant pour ce texte se prononcent. Elle obtient 83% des voix. Les deux autres motions défendues respectivement par Jean Poperen et Louis Mermaz obtiennent 11% et 6%.

    Le parti définit son programme sur trois thèmes principaux «réduction du temps de travail - nouvelle donne européenne - égalité continue des chances» et s'engage dans la préparation des Assises de la transformation sociale. Son Premier secrétaire est élu pour la première fois par le congrès au suffrage direct. Michel Rocard, confirmé à la direction du Parti par 80,92 % des votes du congrès, annonce qu'il conduira la liste socialiste aux élections européennes, sur laquelle la parité «un homme - une femme» sera respectée. 

    Le redressement marqué par les élections cantonales de mars 1994 ne se confirme pas aux élections européennes de juin. La liste conduite par Michel Rocard n’obtient que 14,6 % des voix, talonnée par la liste de Bernard Tapie. Au conseil national du 19 juin, Michel Rocard est en minorité et un nouveau Premier secrétaire, Henri Emmanuelli, est élu. Il est confirmé par le vote des délégués au congrès de Liévin en novembre 1994. La motion présentée par Henri Emmanuelli recueille 92,15 % des voix contre une motion défendue par de jeunes militants, qui regroupe 7,85 % des voix.

    Henri Emmanuelli met en avant une volonté d’opposition au libéralisme dominant.

    Mais ce même congrès de Liévin, marqué à gauche, est également dominé par la perspective d’une candidature de Jacques Delors, encore président de la Commission européenne.  

    En décembre, le retrait de Jacques Delors ouvre une période incertaine. Pour la première fois dans l’histoire, deux candidats à la candidature se confrontent : Henri Emmanuelli et Lionel Jospin qui sont départagés par un vote direct et secret des militants. Le vote avantage largement Lionel Jospin. Ce dernier se trouve investi lors d’une convention de désignation le 5 février 1995, qui marque le lancement de la campagne présidentielle. Trouvant un ton juste, alliant volonté réformatrice et réalisme, réclamant un «droit d’inventaire» sur le bilan socialiste, Lionel Jospin réussit à être en tête des candidats du premier tour, avec plus de 23 % des voix et à regrouper 47,3 % des suffrages au second tour. Ce succès relatif et, parallèlement, le départ de François Mitterrand (qui décèdera quelques mois plus tard, le 8 janvier 1996) de la présidence de la République, inaugurent une nouvelle période pour l’histoire du Parti socialiste. 

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