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    Les débuts du mouvement socialiste

    De l’idéal au réel... C’est dans la première partie du XIXe siècle qu’apparaissent les premiers courants socialistes en France. Les premiers théoriciens socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) manifestent une grande imagination ; d’où leur appellation posthume de «socialistes utopiques». Beaucoup de leurs intuitions méritent encore l’intérêt mais leur influence dans les milieux populaires demeure marginale.

    Au-delà de l’utopie, la réalité s’exprime dans toute sa dureté. Les nouvelles conditions de travail, engendrées par la révolution industrielle, entraînent des ex­plosions de misère durement réprimées : révolte des canuts lyonnais en 1831, journées de juin 1848, Commune de Paris en 1871..., autant d’événements qui mettent au premier plan la «question sociale».

    La révolution de 1848 fait apparaître des divergences entre les démo­crates socialistes favorables à la réforme (Ledru-Rollin, Louis Blanc) et les partisans de la violence (Blanqui, Barbès) qui considèrent celle-ci comme le seul moyen susceptible de permettre un changement profond du système économique et social.
    Le combat pour la république, contre la monarchie censitaire et contre le second Empire, se conjugue alors avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail et de vie engendrées par la révolution industrielle. La gauche républicaine s’organise et cherche à effectuer une synthèse entre la tradition mon­tagnarde de la révolution de 1789-1793 et les questions sociales que le mouvement ouvrier naissant fait surgir.

    La structuration du mouvement ouvrier : du syndical au politique L’influence des idées anarchisantes et fédéralistes de Proudhon se fait sentir dans la création des premières structures d’organisation. La recon­naissance du droit de grève en 1864 favorise le développement d’un mouvement ouvrier. Mais la violente répression de la Commune décime la Section française de la première internationale, créée en 1864, qui regroupait une élite de militants ouvriers.
    La IIe internationale est constituée en 1889 à Paris. L’influence de Karl Marx, no­tamment par l’intermédiaire de son compa­gnon de lutte, Friedrich Engels, y est d’abord dominante. Cependant, les idées libertaires et anarcho-syndicalistes continuent à influencer une partie du mouvement ouvrier, qui manifeste sa méfiance à l’égard de la politique.


    Après la reconnaissance du droit syndical en 1884, la Confédération générale du travail (CGT) se constitue en 1895. En 1906, elle adopte la “Charte d’Amiens” qui consacre le principe de l’indé­pendance du syndicalisme par rapport au socialisme politique.


    De là découle l’absence de liens organiques entre partis et syndicats qui distingue fortement le socialisme français de la social-démocratie de l’Europe du Nord.
    Ceci n’empêche pas l’adhésion du mouvement ouvrier au fonds com­mun républicain (cf les grandes lois républicaines : enseignement et presse en 1881, liberté syndicale en 1884, liberté d’association en 1901, séparation de l’église et de l’Etat en 1905, etc.).


    Le socialisme politique s’unifie en 1905 avec la fusion des courants socialistes (guesdistes, blanquistes, réformistes...) dans la nouvelle Section française de l’internationale ouvrière (SFIO). Peu à peu, Jean Jaurès s’impose comme la figure majeure du socialisme français, par son combat pour l’unité, par sa capa­cité de synthèse entre la république et le socialisme, entre le patriotisme et l’internationalisme, entre les idées marxistes (dont se réclame princi­pale­ment Jules Guesde) et la tradi­tion de la Révolution française. La SFIO, qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base électorale et mili­tante : les paysans, les ouvriers, les artisans côtoient les intellectuels et les fonctionnaires.